Manuel Bompard donne des raisons pour lesquelles il est nécessaire d'avoir une loi régulant les bénéfices des entreprises agroalimentaires et des raffineurs. Le député a expliqué cela lors de son intervention dans l'émission « Le Grand Rendez-Vous » diffusée sur Europe 1, CNews et Les Echos.
Par moi-même, Yves Vilagin
Lors de l'émission « Le Grand Rendez-Vous » diffusée sur Europe 1 – CNews – « Les Echos », Manuel Bompard, membre de La France insoumise, a discuté de la proposition de loi déposée par son groupe parlementaire à l'Assemblée nationale. Cette proposition vise à réguler les marges des entreprises opérant dans les industries agroalimentaires, du raffinage et de la grande distribution, en établissant un prix minimum pour l'achat des matières premières agricoles afin de lutter contre l'inflation.
D'après le député des Bouches-du-Rhône, un petit groupe d'acteurs économiques profite grandement de la situation. Les prix des produits alimentaires ont augmenté de 20 % au cours des deux dernières années, et les entreprises agroalimentaires ont vu leurs marges augmenter de 70 %. De plus, les raffineurs ont vu leurs marges multipliées par cinq en 2023. Pour remédier à cela, LFI propose de réguler les marges de ces entreprises en imposant un coefficient multiplicateur maximum de 1,74 entre le prix d'achat des matières premières et le prix de vente aux distributeurs. Manuel Bompard estime qu'il est nécessaire d'aller jusqu'à une contrainte législative. Selon lui, les actions du gouvernement, qualifiées de simples discours, ne suffisent pas à contenir l'inflation.
Le projet de loi de La France insoumise a été examiné par la Commission des affaires économiques le 22 novembre. Tous les articles proposés ont été rejetés. Seul reste un article qui rappelle le rôle de l'Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires, notamment en matière de contrôle. Le texte sera présenté à l'Assemblée nationale jeudi, dans le cadre de la période réservée aux oppositions et aux groupes minoritaires prévue par l'article 48 de la Constitution.
Lorsqu'il a été interrogé sur le conflit israélo-palestinien, le représentant de La France insoumise a rappelé que son parti soutenait une solution politique à deux États dans les frontières antérieures à 1967. Il a critiqué les hésitations du président de la République en les qualifiant de ridicules et a exprimé le souhait que Paris contribue à la création d'un accord de paix respectant le droit international.
Manuel Bompard a salué la libération des otages et des "prisonniers politiques", considérant cela comme un signe d'espoir. Cependant, il a souligné qu'une trêve temporaire de quatre jours ne devrait pas suffire. Il a également rejeté l'idée de hiérarchiser les souffrances, tout en rappelant le bilan de 15 000 morts palestiniens depuis le 7 octobre, selon le Hamas. Il a soutenu le point de vue de Dominique de Villepin et de 18 anciens ambassadeurs français, appelant à une solution durable qui inclut la fin du blocus de Gaza, la fin de la colonisation et le retrait d'Israël de la Cisjordanie.
En ce qui concerne la scène politique franco-européenne, le chef de file de LFI a remarqué que les forces de gauche étaient de plus en plus divisées, mais il refuse de se résigner. Même avec la multiplication des annonces de listes pour les élections européennes de juin 2024, l'ancien député du Parlement européen reste favorable à l'idée d'une liste qui rassemble les partis autour du programme de la Nupes.
Yves Vilaginés est
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