Seulement un quart des enseignants volontaires pour les nouvelles missions : un défi pour le gouvernement

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Selon Gabriel Attal, ministre de l'Éducation nationale, seulement 25% des enseignants ont accepté de participer aux nouvelles missions qui offrent une rémunération supplémentaire aux professeurs volontaires. Ce pourcentage pourrait ne pas être suffisant pour remplir certaines promesses du gouvernement.

Par Marie-Christine Corbier

Rééc

Selon Gabriel Attal, environ un enseignant sur quatre a signé le pacte qui propose des missions supplémentaires rémunérées. Au collège et au lycée professionnel, cette proportion est d'un sur trois et elle continue d'augmenter. Ces chiffres proviennent d'un sondage réalisé dans les trois quarts des établissements jusqu'au 21 septembre, selon le ministère de l'Education nationale.

Les résultats initiaux, qui ne sont pas expliqués en détail et qui peuvent donc varier considérablement d'un établissement à l'autre, sont généralement meilleurs que ceux présentés par plusieurs syndicats peu de temps après la rentrée.

L'entourage d'Emmanuel Macron avait pour objectif d'atteindre les 30% lors de la campagne présidentielle, mais cet objectif n'a pas été atteint. Cependant, certaines mesures annoncées pour cette rentrée scolaire reposent sur les missions du pacte, telles que la découverte des métiers ou des cours de renforcement en français ou en mathématiques. Par conséquent, certains élèves pourraient en bénéficier tandis que d'autres ne le pourraient pas.

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Selon le principal syndicat des chefs d'établissement, le SNPDEN-Unsa, il y a une grande variation du nombre d'enseignants volontaires d'un établissement à l'autre. Le ministère de l'Education nationale assure que les heures supplémentaires et les indemnités pour missions spéciales qui étaient déjà en place les années précédentes seront maintenues. Elles permettront, si nécessaire, d'assurer ces missions.

En revanche, la situation est moins évidente dans les lycées professionnels. Selon Gabriel Attal, un enseignant sur trois dans ces établissements a adhéré au pacte, ce qui est encourageant. Cependant, certains chefs d'établissement estiment que ce résultat s'explique principalement par la présence des professeurs de matières professionnelles, qui, en cas d'absence d'un collègue, peuvent facilement prendre en charge un cours d'atelier d'une durée de 6 heures, ce qui permet d'absorber plus facilement les 18 heures prévues par le pacte pour le remplacement de courte durée.

Les écoles catholiques prennent en charge cette initiative

Cependant, il sera nécessaire d'avoir des enseignants prêts à s'engager en signant le pacte afin de mettre en place les interventions prévues pour les petits groupes d'élèves, les options, le tutorat ou l'accompagnement vers l'emploi. Ces actions sont essentielles pour atteindre les objectifs gouvernementaux de « zéro décrochage et 100% insertion ».

Selon Philippe Delorme, secrétaire général de l'enseignement catholique, de nombreux établissements catholiques se sont appropriés cette initiative.

Le gouvernement cherche à résoudre la crise de manque d'intérêt pour le métier d'enseignant en mettant en place le pacte afin d'éviter les absences de professeurs dans les emplois du temps des élèves. En mai dernier, Elisabeth Borne avait même inclus l'indicateur du remplacement des enseignants dans l'évaluation de l'action publique.

Entre 1.250 et 7.500 euros

Pour les enseignants du premier et du second degré qui acceptent des missions supplémentaires, il est possible de cumuler trois "briques" de missions, chacune étant équivalente à 1.250 euros. Dans les lycées professionnels, le pacte est constitué de six briques, pouvant atteindre un montant total de 7.500 euros.

Gabriel Attal avait décidé de prendre des précautions avec les syndicats sur ce sujet délicat en affirmant, à la fin du mois d'août, que le pacte ne visait pas à augmenter les salaires.

Cependant, le ministre met l'accent sur le fait que les professeurs toucheront désormais entre 125 et 250 euros net supplémentaires de manière garantie. Il souligne également qu'à partir de septembre, aucun professeur titulaire ne touchera moins de 2 100 euros net par mois, ce qui dépasse la promesse de 2 000 euros faite par le président de la République.

Pas de prime supplémentaire

Les syndicats ont été presque surpris par "l'annonce" jeudi soir. Gabriel Attal a déclaré que "nous verserons une prime exceptionnelle de pouvoir d'achat à 730 000 employés du ministère sur la paie d'octobre", en précisant que près d'un enseignant sur deux recevrait en moyenne 380 euros, ainsi que 230 000 autres membres du personnel, notamment les accompagnants d'élèves en situation de handicap, qui recevraient environ 500 euros de prime en octobre.

Cette prime n'est pas récemment introduite. Elle fait partie des actions prises pour augmenter la valeur de tous les employés de l'administration publique afin de faire face à l'augmentation des prix, comme annoncé en juin par le ministre de la Fonction publique, Stanislas Guerini.

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Marie-Christine Corbier est l

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