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Rome et Berlin signent un « plan d’action » pour renforcer leur relation et trouver une position commune sur la réforme du Pacte de stabilité

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Rome et Berlin signent un « plan d’action » pour renforcer leur relation et trouver une position commune sur la réforme du Pacte de stabilité

Rome et Berlin ont convenu d'un «plan d'action» pour renforcer leurs liens

Après des mois de conflits entre les deux nations, Giorgia Meloni s'est rendue en Allemagne pour le premier sommet bilatéral depuis 2016. Cela offre une opportunité d'établir une structure institutionnelle pour la collaboration entre les deux puissances manufacturières européennes, tout en essayant également de trouver une position commune sur la réforme du Pacte de stabilité, actuellement en cours de négociation à Bruxelles.

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Les partisans italiens du "plan d'action" germano-italien expliquent qu'il manquait une troisième partie du triangle formé par les trois principales puissances de l'Union européenne. Ce mercredi, à Berlin, un accord a été signé entre la présidente du conseil, Giorgia Meloni, et le chancelier Olaf Scholz. Cependant, cet accord est moins solennel que les traités de l'Elysée et du Quirinal, qui régissent les relations bilatérales entre la France et l'Allemagne, ainsi qu'entre la France et l'Italie.

Cependant, il vise à atteindre des objectifs tout aussi ambitieux en rapprochant les deux principales puissances industrielles européennes. Il y a cinq domaines clés de coopération qui sont impliqués : l'économie, la politique étrangère et de défense, l'Union européenne, les défis environnementaux et la culture. Des équipes de travail seront créées pour résoudre les divergences et déterminer une position commune sur les questions internationales.

Après plus de deux années de discussions, le plan d'action qui a été discuté depuis 2021 et qui avait été fortement soutenu par l'ancien Premier Ministre Mario Draghi, a enfin été signé. Ce plan donne un cadre officiel à la relation bilatérale entre les deux pays. La coopération économique et industrielle entre les deux nations est bien établie. En même temps que la signature du plan d'action, un forum a été organisé avec la participation des dirigeants des organisations patronales des deux pays, ainsi que de nombreux chefs d'entreprise.

L'Italie et l'Allemagne ont une relation commerciale très étroite, avec des échanges atteignant un record de 142 milliards d'euros l'année dernière. Les exportations italiennes vers l'Allemagne ont également atteint un sommet de 77,5 milliards d'euros, représentant 12 % de toutes les exportations du pays. La présence d'un important groupe de petites et moyennes entreprises sous-traitantes dans le nord de l'Italie est essentielle pour le succès du label "Made in Germany".

Alors que le renforcement des relations est une évidence en ce qui concerne la politique industrielle, il est beaucoup plus difficile de se rapprocher sur les questions budgétaires européennes. Giorgia Meloni et Giancarlo Giorgetti, son ministre de l'Économie, étaient également à Berlin pour préparer le prochain sommet Ecofin qui se tiendra le 8 décembre à Bruxelles.

La renégociation du prochain Pacte de stabilité budgétaire dépendra en grande partie de cela. Les responsables à Rome sont préoccupés par une possible victoire des politiciens rigoureux à Berlin, qui souhaitent une surveillance plus stricte des finances publiques et une réduction plus rapide des déficits.

Giancarlo Giorgetti est d'avis que les règles actuelles sont trop strictes et nécessitent d'être modifiées. Selon lui, les dépenses liées aux transitions numériques et écologiques, ainsi que celles du plan de relance européen, devraient être exclues du calcul. Bien qu'il bénéficie du soutien de Bruno Le Maire, son homologue français, il n'est pas certain d'obtenir celui de Christian Lindner, son homologue allemand.

Concernant les relations diplomatiques, Rome et Berlin sont pleinement solidaires dans leur soutien à l'Ukraine contre la Russie et à Israël face aux attaques du Hamas. Cependant, elles ont été beaucoup moins unies sur la question des migrations. Le nombre de migrants arrivant sur les côtes italiennes a augmenté de 103% depuis le début de l'année, alors que le nombre de nouvelles demandes d'asile en Allemagne a augmenté de 67,5%.

L'immigration est un enjeu important pour la coalition dirigée par Olaf Scholz. Il est prévu que le nombre de demandes d'asile dépasse largement les 300 000 en 2023, alors qu'il y a déjà eu l'arrivée de 1,1 million d'Ukrainiens dans le pays.

En ce qui concerne les centres d'accueil en Albanie, le gouvernement allemand a accepté d'étudier la possibilité de traiter les demandes d'asile dans un autre pays. C'est pourquoi Olaf Scholz est intéressé par l'accord qui prévoit la construction de centres d'accueil pour les migrants par l'Italie en Albanie.

En ce qui concerne la politique, le chancelier est également confronté à la montée de l'extrême droite et du parti politique AfD, qui est maintenant la deuxième force politique du pays. À la fin du mois d'octobre, son gouvernement a proposé un projet de loi visant à faciliter les expulsions de réfugiés sans droit de séjour. Giorgia Meloni souligne volontiers les similitudes dans ce domaine entre son gouvernement conservateur et nationaliste et le gouvernement allemand dirigé par un chancelier social-démocrate.

Olivier Tosseri (Journaliste basé à Rome)

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