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Loi immigration : LR exige des garanties et maintient la pression sur le gouvernement

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Loi immigration : LR exige des garanties et maintient la pression sur le gouvernement

Pression maintenue par Les Républicains sur le gouvernement concernant la loi sur l'immigration

Eric Ciotti, chef des Républicains, a exprimé ses préoccupations dans une lettre adressée à Emmanuel Macron suite à l'annonce d'un examen de constitutionnalité sur le projet de loi sur l'immigration. La droite souhaite saisir cette opportunité pour réaffirmer sa fermeté face à Marine Le Pen.

Par moi, Jacques Paugam

Eric Ciotti, le chef des Républicains (LR), a adressé un avertissement à Emmanuel Macron jeudi soir. Il a exprimé sa vigilance après que le Conseil constitutionnel ait été saisi mercredi sur le projet de loi sur l'immigration.

Il est clair que le président de la République souhaite que le Conseil constitutionnel prenne la place du Parlement. Il faut faire attention à ce que le Conseil constitutionnel ne se transforme pas à nouveau en un organe politique, avait déjà mis en garde le député des Alpes-Maritimes lors de son intervention sur France Inter, jeudi matin.

Demande de garanties

Eric Ciotti, membre des Républicains, fait une demande explicite de garanties dans sa lettre. Cependant, il ne remet pas en question le principe de l'examen de constitutionnalité. C'est une nouveauté dans le parti de droite, où il était même évoqué la possibilité d'une juridiction politique en référence à l'institution située à la rue de Montpensier.

Le président de LR prévient en préambule que le Conseil constitutionnel examinera la loi et décidera de sa conformité à notre Constitution. Il espère que les services, en particulier le Secrétariat général du gouvernement (SGG), défendront ce texte avec la même rigueur et le même professionnalisme qu'ils le font habituellement.

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Plusieurs mesures proposées par les membres du parti Républicain au Sénat et incluses dans le texte adopté par l'Assemblée nationale mardi soir sont considérées comme controversées et pourraient être remises en question si les experts constitutionnels le décidaient. Il y a encore des doutes sur la conformité des limitations apportées au droit du sol, l'établissement de quotas annuels ainsi que la condition de résider pendant plusieurs années pour accéder aux aides sociales.

Le dernier chapitre de cette histoire a semblé concentrer les conflits liés à la mise en œuvre de la loi après son adoption. Plusieurs départements dirigés par des partis de gauche ont annoncé leur intention de compenser la perte financière causée par la limitation de certaines prestations sociales pour les étrangers en situation régulière.

Dans une interview donnée mercredi soir dans l'émission "C à vous", Emmanuel Macron a tenté de justifier sa position sur les litiges. Il a affirmé que même si certains articles n'étaient pas conformes à la Constitution, cela ne signifiait pas qu'il fallait abandonner l'accord et ne pas avoir de texte. Selon lui, cela aurait été une forme d'impuissance.

Dans un autre article, il est rapporté que le président Emmanuel Macron est pleinement responsable de ses décisions en matière d'immigration et qu'il défend un projet de loi qui est considéré comme bénéfique.

Macron : le mouvement en quête d'idéologie

Après avoir revendiqué une large victoire au niveau législatif – « Pratiquement tous les aspects de ce texte sont conformes à nos demandes » – la droite souhaite prouver qu'elle ne laissera pas le Rassemblement National s'approprier le sujet de l'immigration, même après des négociations tendues avec le gouvernement.

Ayant fait de nombreuses concessions, ce dernier pourrait être tenté de modifier le projet de loi en douceur, en utilisant éventuellement les censures possibles du Conseil constitutionnel, dans le but de rassurer les membres de l'aile gauche de sa majorité. Bruno Retailleau, le leader de la majorité au Sénat sur X (anciennement Twitter), a récemment mis en garde contre un éventuel abus d'autorité inacceptable. Il a averti que cela nous ferait passer d'une crise politique à un grave problème démocratique.

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Eric Ciotti profite de cette lettre pour rappeler à Elisabeth Borne ses engagements. La Première ministre avait promis dans une lettre adressée au président du Sénat, Gérard Larcher, de lancer une réforme de l'aide médicale d'État (AME) d'ici le début de l'année 2024. Les Républicains souhaitaient supprimer cette aide dans le texte initial. Cependant, cet article a été retiré lors de l'accord trouvé en commission mixte paritaire la semaine dernière.

Eric Ciotti insiste pour que vous teniez votre engagement public, déclare-t-il aujourd'hui. Bien que la proposition de supprimer l'AME, soutenue par les sénateurs, ait été retirée en commission des Lois, cela n'a pas empêché les députés macronistes de se diviser lors du vote, alors que cela faisait partie des lignes rouges de la majorité.

Aussi, il est intéressant de noter que le gouvernement n'est pas très disposé à utiliser une loi pour réglementer l'aide médicale d'État.

Il y a une grande pression politique sur le gouvernement. Les membres du parti Républicain ne prévoient pas de céder, car ils sont ravis de pouvoir promouvoir un discours ferme à six mois des élections européennes, où le Rassemblement National est en tête devant la liste Les Républicains. Ils sont prêts à exploiter chaque opportunité.

Dans une interview accordée au journal "Le Figaro" ce vendredi, Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, a profité de l'examen de constitutionnalité pour exprimer son opinion. Selon lui, si le projet de loi était partiellement censuré, cela aurait un impact éducatif important. Il affirme que si la loi devait être "vidée de la moitié de son contenu", alors la seule solution serait de redonner la parole aux Français par le biais d'un référendum.

« Les membres du parti Les Républicains ont rédigé cette proposition de loi constitutionnelle, il suffit de la soumettre au vote des Français par référendum. Il est essentiel que les Français aient le pouvoir final de décision », soutient celui qui est potentiellement candidat de droite à la prochaine élection présidentielle. Cette proposition est similaire à celle de Marine Le Pen, qui propose également de redonner le pouvoir au peuple.

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