Accueil AI Gérard Larcher s’oppose à l’inscription de l’IVG dans la Constitution : un débat complexe à prévoir

Gérard Larcher s’oppose à l’inscription de l’IVG dans la Constitution : un débat complexe à prévoir

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Avant que l'Assemblée n'examine le projet de loi visant à inscrire l'interruption volontaire de grossesse (IVG) dans la Constitution, Gérard Larcher, président LR du Sénat, a exprimé son opposition en soulignant que l'IVG n'est pas en danger en France et que la Constitution ne devrait pas servir de recueil de droits sociaux et sociétaux.

Selon un article du journal Les

L'objectif de l'exécutif de faire figurer l'IVG dans la Constitution, comme l'a promis Emmanuel Macron, se révèle être plus difficile que prévu. Juste avant l'arrivée du projet de loi à l'Assemblée, Gérard Larcher, président du Sénat et membre de Les Républicains, a exprimé son opposition à cette inscription.

La pratique de l'interruption volontaire de grossesse ne fait pas face à une menace dans notre pays. Si jamais elle était menacée, je me battrais pour qu'elle soit maintenue. Cependant, je suis d'avis que la Constitution ne devrait pas inclure une liste de droits sociaux et sociétaux, a affirmé le président du Sénat lors d'une interview sur Franceinfo. Par habitude, je ne vote pas, mais je tiens à donner mon opinion personnelle. Selon ma conscience, je pense que la Constitution ne devrait pas se concentrer sur ce type de catalogue.

Avant d'être adopté par le Congrès, qui réunit les députés et les sénateurs, un projet de révision constitutionnelle doit d'abord être voté de la même manière par l'Assemblée nationale et le Sénat.

Si ce texte est probablement adopté dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale ce mercredi, il sera ensuite envoyé au Sénat avant d'être potentiellement adopté par une majorité des trois-cinquièmes au Congrès. Emmanuel Macron avait mentionné la date du 4 mars dans une lettre adressée aux chefs de parti en novembre, pour cette réunion du Congrès.

En raison des préoccupations concernant les menaces pesant sur l'avortement dans le monde, en particulier aux États-Unis, le gouvernement a prévu d'ajouter à la Constitution une disposition stipulant que "la loi fixe les conditions dans lesquelles la femme a le droit de recourir" à l'interruption volontaire de grossesse, afin d'assurer sa liberté.

Il essaie de trouver un compromis entre l'Assemblée nationale, qui a adopté à la fin de 2022 un projet de loi de La France insoumise (LFI) visant à garantir l'accès à l'avortement, et le Sénat, qui a approuvé en février une version mentionnant la liberté des femmes de mettre fin à leur grossesse. Il ajoute donc la notion de liberté "garantie".

Également à lire:

ANALYSE – Quelle est la situation du droit à l'avortement en Europe et dans le reste du monde?

Depuis l'adoption de la « loi Veil » le 17 janvier 1975, l'interruption volontaire de grossesse (IVG) est légale en France. Cette loi a été définitivement confirmée par la « loi Pelletier » le 31 décembre 1979. Cependant, si l'IVG était mentionnée dans la loi fondamentale, cela compliquerait les tentatives de la supprimer ou de lui porter sérieusement préjudice. L'Elysée a admis mi-décembre que cela avait une valeur symbolique très forte et que cela avait également un impact important dans le débat international.

Gérard Larcher a exprimé sa principale préoccupation, qui concerne les circonstances entourant l'interruption volontaire de grossesse. Il a rappelé que plus de 130 centres dédiés à l'IVG ont été fermés au cours des dix dernières années.

En outre, consultez également :

STATISTIQUES – Le nombre d'interruptions volontaires de grossesse augmente de nouveau en France.

Le journal Les Echos (en collaboration avec l'AFP)

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