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Colère des agriculteurs : Gabriel Attal face à une attente sans précédent

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Colère des agriculteurs : Gabriel Attal face à une attente sans précédent

Les agriculteurs sont en colère et attendent avec impatience la venue de Gabriel Attal. Après plusieurs jours de manifestation et sous la pression croissante des syndicats, le Premier ministre devra fournir une première série de réponses ce vendredi. Ces réponses concerneront des mesures de "simplification", en particulier en ce qui concerne le gazole non routier, l'élevage et les rémunérations.

Par moi, Isabelle Ficek.

Est-ce que Gabriel Attal sera en mesure de calmer la situation ? À quelques jours de sa déclaration de politique générale prévue pour mardi prochain, le Premier ministre prend un énorme risque en cette fin de semaine marquée par une montée en puissance de la colère et de la mobilisation des agriculteurs. Cette colère et cette mobilisation sont soutenues par la base, comme en témoignent les appels lancés ce jeudi par les sections d'Ile-de-France de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs (JA) pour bloquer Paris et sa région, auxquels les instances nationales ne se sont pas encore associées jeudi soir.

Ce vendredi après-midi, le chef du gouvernement prévoit de présenter, peut-être depuis une exploitation, une première série de solutions à la crise. Le ministère de l'Agriculture a promis des mesures de "simplification" concernant le gazole non routier (GNR), l'élevage et les rémunérations, après une réunion à Matignon avec le Premier ministre et les ministres concernés.

Le gouvernement est soumis à une forte pression. Gabriel Attal, qui a choisi de prendre quelques jours pour permettre à la colère de s'exprimer et écouter les revendications des syndicats, a reçu une longue liste de demandes mercredi soir. Ces demandes vont du paiement immédiat des aides à l'allègement des contraintes environnementales. Arnaud Gaillot, président des JA, a déclaré jeudi depuis un barrage dans l'Yonne, aux côtés du président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, que "pour l'instant, rien n'est négociable et que la balle est dans le camp du gouvernement". Ce dernier a également souligné que la détermination était totale et que les attentes étaient très élevées.

Le défi pour le chef du gouvernement, qui a prévu des actions en trois étapes – ce vendredi, avant le Salon de l'agriculture, et à plus long terme, au niveau de l'Union européenne – est de s'assurer que cette première série de mesures sera considérée comme suffisamment forte par les agriculteurs pour apaiser le mouvement et éviter les problèmes de troubles à l'ordre public et de débordement des syndicats par la base, qui inquiètent les services de renseignement.

Parmi les mesures envisagées pour faire face à la pression accrue sur les négociations commerciales en cours avec la grande distribution, il est également question de prendre des mesures concernant le GNR. Bien que l'accord conclu cet été avec Bercy sur la réduction progressive de l'avantage fiscal ne soit pas remis en question – avec une compensation totale de 70 millions d'euros à partir de cette année -, l'idée est de faire une avance de trésorerie sur le reste de l'avantage fiscal (430 millions d'euros), qui est actuellement remboursé l'année suivante après demande. L'idée serait de faire cette avance dès le 1er février – par exemple, 75 ou 80% – en année N au lieu de l'année N + 1.

Le ministère de l'Economie et des Finances travaille également sur un forfait pour les petits agriculteurs qui ne demandent souvent pas de remboursement. Selon Bercy, il s'agit de simplification et de confiance. L'entourage du ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, affirme que les trois objectifs de travail sont de réduire les normes, d'augmenter la liberté d'entreprendre et d'obtenir une rémunération plus élevée.

« L'issue dépendra des prochaines heures, avertit une personne proche du pouvoir. Si la situation se détériore la semaine prochaine malgré les annonces, ce sera un mauvais signe, car seuls les plus extrémistes resteront. »

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