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Céline Berthon : la première femme à diriger la sécurité intérieure

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Céline Berthon : la première femme à diriger la sécurité intérieure

Qui est Céline Berthon, la nouvelle responsable de la sécurité intérieure ?

Le mercredi 20 novembre, Céline Berthon a été nommée à la tête de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), devenant ainsi la première femme à occuper ce poste. Découvrez le portrait de cette policière qui suscite le respect.

De Lou Vincent

On dit que Céline Berthon fait l'unanimité au sein de la Police nationale. À l'âge de 47 ans, elle est la première femme à diriger la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), qui est responsable de l'antiterrorisme et du contre-espionnage. Brigitte Jullien, présidente de l'association Femmes de l'Intérieur et ancienne directrice de l'IGPN, ne cache pas sa fierté : "Elle était déjà directrice générale adjointe de la DGPN, rappelle-t-elle. Elle répond à de nombreux critères."

Cette femme discrète, qui vient de Seine-Saint-Denis, a connu une trajectoire sans erreurs. Son père travaillait dans le renseignement en tant qu'officier de police, tandis que sa mère était agente administrative dans le secteur privé. De plus, sa famille compte des agriculteurs du côté maternel et des ouvriers du côté paternel.

D'après le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, cette femme policière a connu une carrière exceptionnelle. Elle a progressé à tous les niveaux, commençant en tant que commissaire dans les Yvelines avant de rejoindre la Direction centrale de la sécurité publique (DCSP) en 2005.

L'inspectrice générale se souvient du moment où nous nous sommes rencontrées. Elle est une personne très célèbre dans la Police nationale, principalement en raison de son engagement syndical. Emmanuel Roux, ancien chef du puissant Syndicat des commissaires de la Police nationale, l'a appelée à prendre la tête de l'organisation de 2014 à 2018.

Elle possède un fort caractère, mais elle est également à l'écoute des autres. Frédéric Veaux, directeur général de la DGPN, a déclaré à l'AFP qu'elle sait rassembler les équipes grâce à ses qualités et compétences, qui sont reconnues par tous.

Avant de devenir directrice générale adjointe de la DGPN en avril dernier, ce qui est également une première pour une femme, elle était responsable de la DCSP (maintenant DNSP) depuis 2021. Elle avait sous sa responsabilité 65 000 policiers et tous les commissariats de France. Qu'en est-il du sexisme dans la profession ? "La Police nationale repose sur une hiérarchie très solide", explique-t-elle. Par conséquent, une fois nommé, il n'y a pas de problèmes avec nos collègues qui nous reconnaissent comme leur supérieur. "

La future responsable des services de renseignements intérieurs est décrite comme étant à la fois autoritaire et capable de défendre ses convictions. Cependant, il est souligné qu'elle est également à l'écoute. Denis Jacob, responsable du syndicat Alternative Police-CFDT, affirme qu'elle est très déterminée, a du caractère, mais sait également écouter et dialoguer. Il la considère comme un bon policier et n'est pas surpris qu'elle occupe ce poste. Pour lui, sa nomination est un véritable symbole de la féminisation de la profession.

Un équilibre remarquable entre sa vie personnelle et professionnelle

« Je suis convaincu qu'elle est parfaitement adaptée à son poste », déclare l'ancienne directrice de l'IGPN. Elle ne perd pas de temps pour prendre des décisions et n'a pas peur de s'investir pleinement et de prendre des risques. Cette force de caractère sera essentielle face à l'augmentation du terrorisme en France.

D'après l'inspectrice qui la connaît depuis deux décennies, cette mère de trois enfants est une passionnée de plongée sous-marine et elle gère également sa vie personnelle avec brio. Elle a réussi à trouver un équilibre entre sa vie personnelle et professionnelle, ce qui est remarquable. Elle est mentalement et physiquement épanouie, ce qui se ressent dans son attitude. Sa nomination ouvre de nombreuses opportunités, bien que le plafond de verre ne soit pas encore complètement brisé. Actuellement, il y a plus de femmes que d'hommes occupant des postes de directrice centrale, ce qui est une source de satisfaction.

Lorsque Frédéric Veaux lui remet la Légion d'honneur en 2021, il semble reconnaître son potentiel, selon les informations du journal "Le Monde". Il lui a dit : "Tu progresses rapidement. Ce n'est pas dû au hasard ou à un système qui te protège, mais à tes qualités et compétences qui, je suis convaincu, te mèneront à occuper des postes de haute responsabilité si tu le souhaites." Il semble donc qu'il ait accepté cette idée.

Lou Vincent

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