Jean Bassères, ancien directeur général de Pôle emploi, a été nommé administrateur provisoire de Sciences Po pour une période temporaire. Il dirigera l'établissement en attendant que les conseils de Sciences Po choisissent un remplaçant pour Mathias Vicherat.
Écrit par Marie-Christine Corbier
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Il avait joué un rôle clé dans la création de l'Institut national du service public, qui a remplacé l'ENA. Il a été nommé administrateur temporaire de Sciences Po.
Jean Bassères assume temporairement la direction de l'important établissement en attendant la nomination du successeur de Mathias Vicherat, qui a démissionné le 13 mars suite à des accusations de violences conjugales. Cette information a été publiée dans le « Journal officiel » ce mardi.
Après avoir obtenu son diplôme de Sciences Po Paris, suivi d'une formation à l'ENA et devenu inspecteur général des Finances, l'ancien directeur général de Pôle emploi (maintenant France travail) prendra en charge le poste de directeur de l'Institut d'études politiques et deviendra administrateur de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP). Cependant, il n'occupera ces fonctions que pour une courte période, car il ne sera pas candidat à la direction de l'établissement.
Le ministère de l'Enseignement supérieur a déclaré que le directeur de Sciences Po Paris devra prendre des mesures efficaces pour garantir le respect des principes et valeurs de la République, ainsi que pour ramener la sérénité dans les débats, conformément aux directives du Premier ministre.
Dans les premières tâches de l'administrateur provisoire, il sera important de trouver les moyens de corriger la situation actuelle, qui est caractérisée par une dérive causée par une minorité agissante et dangereuse à Sciences Po, comme l'a déclaré Gabriel Attal le 13 mars dernier.
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Le Premier ministre s'est rendu de manière inattendue devant le conseil d'administration de l'établissement, exprimant son désir de renverser la situation actuelle et de faire en sorte que nos principes républicains soient toujours respectés.
Gabriel Attal a souligné l'importance pour les Français de s'assurer que les principes républicains sont respectés dans toutes les institutions financées par l'argent public. Il a fait référence à l'expression populaire disant que la corruption commence souvent par les dirigeants. Il est crucial que ces principes républicains soient au centre des priorités de la prochaine direction et de la sélection des futurs responsables.
Au milieu du mois de septembre, une nouvelle équipe a pris ses fonctions. Avant la démission de Mathias Vicherat et la visite de Gabriel Attal à Sciences Po, environ une centaine d'étudiants ont occupé l'amphithéâtre Boutmy lors d'une journée de mobilisation universitaire européenne pour la Palestine. Une étudiante de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) a été empêchée d'entrer dans l'amphithéâtre où se déroulait l'action, et des propos accusatoires ont été tenus à l'encontre de l'association, selon Sciences Po sur le réseau social X. Des commentaires tels que "Ne la laissez pas rentrer, c'est une sioniste" ont été rapportés par l'UEJF. Lors du Conseil des ministres, Emmanuel Macron a condamné ces propos comme étant "inqualifiables et parfaitement intolérables". Une enquête est actuellement en cours pour faire la lumière sur cette affaire.
Pour trouver le remplaçant de Mathias Vicherat, le processus de sélection débutera par un appel à candidatures suivi d'une évaluation et d'un vote par les conseils de Sciences Po. L'objectif est d'avoir une nouvelle équipe de direction en place mi-septembre, afin de commencer l'année universitaire.
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