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Polémique Oudéa-Castéra : la transparence de Parcoursup remise en question

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Polémique Oudéa-Castéra : la transparence de Parcoursup remise en question

La controverse Oudéa-Castéra ravive le débat sur la transparence de Parcoursup. La ministre de l'Éducation nationale est impliquée dans une nouvelle affaire liée à Parcoursup et à l'école privée Stanislas, où ses enfants sont inscrits. Cela soulève à nouveau la question persistante des critères de sélection des formations de l'enseignement supérieur.

Par Marie-Christine Corbier

Résum

La ministre de l'Éducation nationale, Amélie Oudéa-Castéra, est confrontée à une nouvelle polémique qui ravive le débat sur les critères de sélection de Parcoursup, alors que les lycéens ont jusqu'au 14 mars pour exprimer leurs choix.

Le ministère de l'Enseignement supérieur a réprimandé l'établissement scolaire privé Stanislas à Paris pour avoir contourné les règles de Parcoursup. Selon un rapport de l'Inspection générale révélé par Mediapart la semaine dernière, certains élèves de Stanislas sont encouragés à abandonner leurs autres choix sur Parcoursup en échange de la garantie d'être acceptés dans une classe préparatoire au sein de cet établissement prestigieux.

Parmi les lycées qui proposent des classes préparatoires, il est très rare de trouver des élèves qui n'ont fait qu'un seul vœu pour intégrer un établissement où ils sont déjà en terminale. En effet, sur les plus de 600 000 lycéens qui ont postulé sur Parcoursup en 2023, seuls 41 candidats ont choisi cette option, et parmi eux, 38 sont des élèves de Stanislas. Le fils d'Amélie Oudéa-Castéra a également bénéficié de ce mécanisme, d'après Mediapart.

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Le ministère a demandé à l'établissement de mettre de l'ordre avant la session 2024 qui commence. Le directeur de Stanislas, Frédéric Gautier, a répondu dimanche sur BFM TV que les élèves décident eux-mêmes du choix qu'ils font, et qu'il n'y a donc pas de délit d'initié. Cependant, il a ajouté que s'il faut faire différemment, ils le feront. L'entourage d'Amélie Oudéa-Castéra a rappelé que la ministre est exclue de toute implication concernant Stanislas.

La controverse relance la discussion sur les critères de sélection sur Parcoursup, notamment en ce qui concerne l'origine des candidats. En 2020, la Cour des comptes avait déjà critiqué ce critère de sélection "contestable", et avait recommandé l'anonymisation des lycées. Jusqu'à 20% des filières non sélectives les plus demandées l'avaient utilisé en 2019.

Toutes les formations ont la possibilité d'utiliser ce critère, mais elles ne le font pas toutes. Lors d'un Salon dédié à l'orientation, un professeur d'une classe préparatoire à Paris a récemment déclaré : "Nous en prenons en compte, mais cela est très complexe car cela peut être injuste. Dans certains cas, il est difficile de ne pas en tenir compte, mais nous ne pouvons pas simplement appliquer cet critère à travers un algorithme. Par conséquent, chaque classe préparatoire suit sa propre méthode."

Titre: Guide pratique – Parcoursup : comment s'orienter parmi les diverses formations

Résumé:

Dans cet article, nous vous proposons un guide pratique pour vous aider à vous y retrouver dans

Le sénateur Pierre Ouzoulias, membre du parti communiste et très engagé sur cette question, utilise le terme "tambouille". Il insiste sur la nécessité de rendre publics les algorithmes utilisés localement et de garantir que tous les lycéens comprennent comment sont évaluées leurs notes ou leurs options. Selon lui, il y a un silence complice et dans les formations les plus sélectives, deux à trois personnes élaborent leurs propres règles. Il considère que Sciences Po, qui publie son barème de sélection, est un exemple à suivre.

Jérôme Teillard, responsable de Parcoursup au ministère, a déclaré que la question de la transparence de Parcoursup avait déjà été suffisamment discutée. Il a souligné qu'il y avait des milliers d'informations disponibles en open data.

Ce fervent défenseur de la plateforme finit par trouver amusante la question récurrente sur son lycée d'origine. Lors d'une visioconférence avec des élèves et des parents la semaine dernière, il a plaisanté en disant qu'il avait chronométré le moment où cette question serait posée. Pour éviter de répondre directement, il a fait une pirouette en disant : "Aucun enseignant de l'enseignement supérieur ne se réveille le matin en se disant 'Je vais prendre des lycéens uniquement de telle région et pas ceux de telle autre région'".

Uniformiser les évaluations

Cependant, il est important de pouvoir faire la distinction entre un 16 dans un établissement donné et un 12 dans un autre. La question de l'uniformisation des évaluations est essentielle. De plus, étant donné que les épreuves de spécialité du baccalauréat ont été reportées de mars à juin, ces évaluations ne pourront pas être prises en considération dans le processus de sélection de Parcoursup.

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Pierre Ouzoulias déplore le fait que Parcoursup a été mis en place sans être pensé simultanément avec la réforme du bac. Selon lui, cela comporte un risque : avoir une sorte de bac non plus en terminale, mais en première, sans avoir réfléchi à la raison d'être de l'année de terminale.

Marie-Christine Corbier est l

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