En France, les stéréotypes de genre continuent d'être profondément enracinés. Selon une étude réalisée par la Drees, ces stéréotypes persistent dans les domaines professionnel, social et familial, et sont particulièrement présents chez les hommes.
Par moi, Tifenn Clinkemaillié
Selon une étude de la Drees, les stéréotypes de genre persistent malgré la réduction des inégalités entre les femmes et les hommes. En effet, un quart des Français y adhèrent encore, comme le révèle cette étude publiée ce jeudi.
Parmi ce groupe, la plupart sont des hommes, des personnes âgées, ayant peu ou pas de diplômes, pratiquant régulièrement une religion, ou encore des immigrés. De plus, une personne sur quatre se trouve dans une situation contradictoire.
Selon la Drees, être un homme augmente de 5,6 points la probabilité de souscrire fortement ou modérément aux stéréotypes professionnels. Pour les ouvriers, cette probabilité augmente de 3,6 points par rapport aux employés. En ce qui concerne les immigrants, la hausse est de 10,4 points.
Cependant, certains stéréotypes de genre sont moins acceptés que d'autres. Par exemple, l'origine n'a pas un impact important sur la conviction selon laquelle les femmes devraient idéalement rester à la maison pour s'occuper des enfants. Cependant, elle influence la croyance selon laquelle les mères sont plus aptes à répondre aux attentes des enfants que les pères.
Voici également des informations intéressantes :
STATISTIQUES – Les stéréotypes sexistes continuent d'exister et la situation ne montre aucune amélioration.
Statistiques – Les femmes, malgré leur niveau de diplôme plus élevé, continuent de percevoir des salaires inférieurs à ceux des hommes.
Le niveau de vie a également une influence. Les personnes les plus privilégiées sont donc plus enclines à croire aux stéréotypes selon lesquels il existe des différences présumées d'aptitudes professionnelles entre les hommes et les femmes. Appartenir au cinquième le plus bas en termes de niveau de vie augmente de 5,9 points la probabilité de souscrire à l'idée que les hommes sont de meilleurs gestionnaires que les femmes.
Il y a des différences au sein de la population. La majorité des gens sont d'accord sur le fait que les filles ont autant de compétences scientifiques que les garçons. Cependant, une majorité de personnes pensent que les mères sont meilleures pour s'occuper des enfants que les pères (59%). Près de la moitié des personnes (42%) pensent également que les femmes sont de meilleures infirmières que les hommes.
Il y a une répartition déséquilibrée des tâches ménagères. En général, les personnes ayant un diplôme supérieur sont plus présentes parmi celles qui rejettent ces stéréotypes. Les femmes en particulier souffrent d'un partage inégal des tâches domestiques, qui s'intensifie en fonction de l'adhésion aux stéréotypes : plus les personnes y adhèrent, moins elles déclarent partager équitablement les tâches dans leur couple.
D'après les résultats, il a été constaté que 54% des femmes sont responsables de la majorité des tâches ménagères telles que les courses, le ménage et le linge, tandis que seulement 7% des hommes y contribuent. Il en va de même pour les activités liées aux enfants, telles que les repas, les loisirs et l'éducation, où 46% des femmes déclarent les prendre principalement en charge, tandis que seulement 6% des hommes le font.
Mon prénom est Tifenn Clinkemaillie
Nouveau : découvrez nos offres haut de gamme !
Nos Vidéos
Des agriculteurs italiens se dirigent vers Rome pour exprimer leurs revendications.
L'agriculture : 1 000 tracteurs bloquent le quartier européen de Bruxelles.
Des agriculteurs à Rungis : "Nos dirigeants ne doivent pas penser que nous allons rester inactifs."
La Nasa présente des images incroyables de galaxies en spirale.
Les articles les plus lus
Le recteur de Paris démissionne des classes préparatoires, sur fond de désaccord avec Amélie Oudéa-Castéra.
La réforme du collège, une secousse qui secoue l'Éducation nationale.
Les métropoles lèvent le pied sur les zones à faibles émissions en raison de la pollution automobile.
À la Une
Le gouvernement enfin complet, Macron et Attal veulent rapidement tourner la page.
La voiture électrique à 100 euros : une bombe à retardement qui effraie les concessionnaires haut de gamme.
Haut de gamme.
Grève à la SNCF : Le PDG Farandou confronte les employés de la compagnie ferroviaire à une décision difficile.
Société
Changement de gouvernement : Nicole Belloubet, une ancienne rectrice de tendance politique de gauche, est nommée à la tête du ministère de l'Éducation afin de faire oublier Amélie Oudéa-Castéra.
Climat : Le ministère de l'Économie débloque une somme de 2 milliards d'euros de prêts garantis pour soutenir les entreprises.
Les critiques de François Bayrou ont des répercussions sur la réforme de l'Éducation nationale.
Pratique
P
L'ensemble
Tous les droits sont réservés par Les Echos pour l'année 2024.