Accueil AI Les Républicains cherchent à diviser la majorité sur la question de l’immigration en remettant en cause les accords franco-algériens de 1968

Les Républicains cherchent à diviser la majorité sur la question de l’immigration en remettant en cause les accords franco-algériens de 1968

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Les Républicains cherchent à diviser la majorité sur la question de l’immigration en remettant en cause les accords franco-algériens de 1968

Les Républicains cherchent à créer des problèmes pour la majorité en abordant la question de l'immigration lors de leur "niche parlementaire" qui sera examinée le 7 décembre. Ils réintroduisent la question des accords de 1968 avec l'Algérie, sujet de division au sein de la majorité.

Rédigé par Jacques Paugam et Grégoire Poussielgue

Pour commencer, un sujet controversé. Il est probable que Les Républicains (LR) aient choisi délibérément le premier texte à examiner lors de leur "niche parlementaire" le 7 décembre, qui traite des accords franco-algériens de 1968.

Concernant ce sujet, la droite prévoit de critiquer le gouvernement sur des accords qui facilitent le séjour et la circulation des citoyens algériens en France, en utilisant une proposition de résolution qui ne peut pas être imposée. Au sein du groupe LR, on résume en disant qu'il faut arrêter d'être naïf concernant l'Algérie en matière d'immigration. Ils insistent sur le fait que l'Algérie bénéficie d'un traitement spécial qui n'est en aucun cas justifié.

Il est très peu probable que cette proposition de résolution soit acceptée. Le gouvernement ainsi que les deux principaux groupes de la majorité, Renaissance et Modem, ne sont pas favorables à cette proposition. Seul le parti d'Edouard Philippe, Horizons, semble prêt à la soutenir.

Le gouvernement ne souhaite pas détériorer les relations avec l'Algérie, qui connaissent une légère amélioration après une période difficile. Tant au sein du gouvernement que chez Renaissance et le Modem, on estime que ce n'est pas le bon moment pour voter une résolution de ce genre. De plus, l'entourage d'Emmanuel Macron souligne également que la résiliation de ces accords ne se traduirait pas nécessairement par une réduction des flux migratoires en provenance de l'Algérie. On insiste sur le fait que c'est une idée faussement bonne.

Dossier:

Informations essentielles sur le projet de loi sur l'immigration.

En coulisse, le leader des députés du parti Les Républicains, Olivier Marleix, se réjouit de provoquer des troubles jusqu'au sein de la majorité. En effet, son groupe se trouve lui-même en difficulté face au projet de loi sur l'immigration du gouvernement, adopté en première lecture par le Sénat. La "niche parlementaire" sera également l'occasion de réitérer la demande de révision de la Constitution, réclamée par la droite et mise en avant comme argument pour ne pas voter en faveur du projet de loi sur l'immigration. Cette réforme constitutionnelle, qui vise à permettre un référendum sur l'immigration, est prévue en deuxième position dans l'ordre de passage de la "niche".

Il est peu probable que cette proposition de résolution sur l'Algérie aboutisse, tout comme la majorité relative à l'Assemblée nationale et la gauche sont contre. De plus, lors des Rencontres de Saint-Denis, Emmanuel Macron a constaté qu'il était impossible de parvenir à un accord entre les différents partis sur la question de l'élargissement du champ du référendum, notamment en ce qui concerne l'immigration. Les Républicains ont décidé de boycotter cette réunion.

Les personnes impliquées dans cette histoire sont Jacques Paugam et Grégoire Poussielgue

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