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Les classes prépas connaissent une hausse des effectifs après deux années de baisse

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Les classes prépas connaissent une hausse des effectifs après deux années de baisse

Après deux ans de diminution, le nombre d'étudiants en classes préparatoires aux grandes écoles connaît une augmentation dans toutes les filières, d'après une étude réalisée par le ministère de l'Enseignement supérieur. La filière économique et commerciale est celle qui enregistre la plus forte croissance.

Par Marie-Christine Corbier

Rééc

On peut dire que la situation s'améliore. Après deux années consécutives de diminution, le nombre d'étudiants en classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) a augmenté à la rentrée dernière, dans toutes les filières, selon une étude récemment publiée par le ministère de l'Enseignement supérieur.

Les partisans des classes préparatoires affirment que cela renforce leur modèle, alors que certains remettent en question sa pertinence. Denis Choimet, président de l'Union des professeurs des classes préparatoires scientifiques, souligne que les classes préparatoires ne peuvent pas être considérées comme dépassées car un modèle dépassé ne connaît pas de reprise.

Il n'y a pas de surréservation, mais plutôt des recrutements effectués par groupe. Le nombre total d'étudiants a augmenté de 1,5 % en un an, atteignant un total de 82 400 étudiants en septembre 2023. La donnée la plus significative est celle des nouveaux étudiants en première année, qui a augmenté de 3,9 % en un an. La filière économique a enregistré la plus forte augmentation avec une hausse de 6,1 %, soit 500 étudiants supplémentaires. Cette filière, impactée par la réforme du lycée, avait connu une baisse de 10 % de ses effectifs en 2021.

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Selon Alain Joyeux, le président de l'Association des professeurs des classes préparatoires économiques et commerciales, la réforme est maintenant bien acceptée. Les enseignants ont également fait beaucoup d'efforts pour promouvoir ces classes. Ils recrutent maintenant en groupe. Par exemple, pour une classe de 48 élèves, au lieu d'appeler uniquement les 48 premiers candidats, ils préfèrent en appeler 150 ou 200 à la fois. Cela permet de donner un message positif aux meilleurs candidats et d'espérer une réponse positive de leur part.

Parmi les facteurs favorables aux classes préparatoires, Alain Joyeux mentionne les campagnes de promotion, l'implication des écoles de gestion les plus prestigieuses et, sans aucun doute, le contexte économique qui pousse les familles à opter pour des programmes « presque gratuits et d'autant plus rassurants que les étudiants sont simultanément inscrits à l'université ». « Les bachelors connaissent une croissance, admet-il, mais le fait que les grandes écoles réaffirment leur engagement envers le recrutement en prépa les fait réfléchir ».

D'après certaines informations, il semblerait que l'augmentation du nombre d'étudiants qui ont choisi de suivre des cours de mathématiques au lycée ait contribué à l'augmentation des effectifs dans les filières économiques et commerciales, ainsi que dans les filières scientifiques en septembre dernier. Il n'est donc peut-être pas nécessaire de payer pour des études d'excellence.

Le nombre d'étudiants qui ont intégré une classe préparatoire scientifique a augmenté de manière significative à la rentrée: +5,9% selon les données ouvertes du ministère (à l'exclusion de la filière Biologie, chimie, physique et sciences de la Terre). Cela représente une augmentation de 1 200 étudiants par rapport à l'année précédente, pour un total de 20 000 étudiants.

Denis Choimet se réjouit de la croissance de toutes les filières, y compris celles qui avaient connu des difficultés (+16,9 % pour Technologie et sciences industrielles et +7,4 % pour Physique, technologie et sciences de l'ingénieur). Cependant, il déplore que le nombre de filles intéressées par ces filières ait diminué de manière importante depuis le baccalauréat S jusqu'à aujourd'hui (pour celles qui suivent 6 heures de mathématiques par semaine).

Aujourd'hui, nous acceptons des étudiants qui n'auraient pas été admis en classe préparatoire il y a dix ans, selon Damien Framery, président de l'Association des professeurs de premières et de lettres supérieures.

Les classes préparatoires littéraires ont bénéficié de la réforme et ont connu une augmentation globale de 3,3% en un an. Le nombre de garçons a également augmenté de 5,8% sur la même période. Selon le président de l'Association des professeurs de première et de lettres supérieures, cela témoigne d'une "continuité" avec une croissance des effectifs depuis quatre à cinq ans. La réforme du lycée a renforcé les connaissances pluridisciplinaires en lettres et en sciences humaines, ce qui a permis d'élargir notre vivier de candidats, se réjouit Damien Framery.

Dans la filière littéraire, il y a également des élèves du lycée qui n'ont pas étudié les mathématiques en spécialité. Selon lui, les parents découvrent maintenant que les grandes écoles de management recrutent des étudiants issus de la filière littéraire. Cela fait déjà dix ans qu'elles le font, mais jusqu'à présent, ils n'en étaient pas conscients.

Dans le domaine des lettres, les enseignants procèdent désormais à un recrutement plus large, conformément à la demande du ministère. Damien Framery explique que les élèves qui auraient été exclus il y a dix ans sont désormais admis. Les classes sont conçues pour accueillir 48 élèves, et étant donné que les contribuables français paient des impôts, l'objectif est de les remplir. En augmentant le nombre d'élèves admis, on améliore également la diversité sociale du recrutement.

Marie-Christine Corbier est le

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