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Le gouvernement français prend des mesures pour contrer l’ultra-droite et dissoudre des groupes extrémistes

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Le gouvernement français prend des mesures pour contrer l’ultra-droite et dissoudre des groupes extrémistes

Le gouvernement est à la recherche de solutions pour faire face à la montée de l'extrême droite. Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a déclaré aujourd'hui la dissolution de trois groupes d'extrême droite. Une altercation vive a eu lieu entre le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, et les députés du Rassemblement National à l'Assemblée nationale.

Par Grégoire Poussielgue

Résumé:

Depuis que le jeune Thomas a été assassiné à Crépol, des groupes de l'extrême droite organisent des manifestations dans différentes villes françaises, comme Romans-sur-Isère, Lyon et Rennes. Leur objectif est de provoquer des violences et de créer des affrontements. Le gouvernement a recensé environ dix de ces manifestations en France.

Après les manifestations à Romans-sur-Isère, il y a eu plusieurs confrontations avec la police, suivies d'arrestations et de condamnations en comparution immédiate. Six membres de ces groupes ont été condamnés à une peine de prison ferme et ont été placés en détention.

Une "répression déterminée"

Les mouvements d'extrême droite trouvent un nouvel élan sur les réseaux sociaux grâce à l'assassinat de Thomas. La Fondation Jean Jaurès souligne que la violence de l'extrême droite est de plus en plus présente sur la scène publique, ainsi que dans la propagande politique diffusée quotidiennement sur les réseaux sociaux. Cette constatation a été faite dans une note publiée avant les élections présidentielles de 2022.

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Sphère politique, créatures sanguinaires et

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a récemment envoyé une circulaire appelant les préfets et les forces de sécurité à agir de manière plus sévère. Lors d'une entrevue sur France Inter ce mardi, le ministre a annoncé la dissolution de trois groupes, similaire à ce qu'il avait fait il y a deux ans avec Génération Identitaire. L'un de ces groupes, appelé « Division Martel », sera examiné en Conseil des ministres la semaine prochaine.

La dissolution des groupuscules par le gouvernement, qui est présentée comme une démonstration de sa détermination, ne résout en aucun cas le problème de l'extrême droite en France. Bien qu'il ne s'agisse que de quelques milliers de militants, dont certains sont répertoriés comme des individus dangereux, ce mouvement existe depuis plusieurs années et ne montre aucun signe de faiblesse. "Nous pouvons toujours les dissoudre, mais ils se reconstituent. La dissolution est une mesure temporaire, pas durable. Il est crucial d'identifier ceux qui en font partie, donc il est nécessaire de les surveiller en permanence afin d'éviter qu'ils ne s'implantent trop solidement et de briser leur dynamique", explique Denis Jacob, secrétaire général du syndicat Alternative Police.

Un incident s'est produit à l'Assemblée nationale, ce qui a conduit l'exécutif à se défendre face aux questions de la gauche. Gérald Darmanin a critiqué les discours de l'ultra-droite, en les qualifiant de « fascistes et racistes ». Elisabeth Borne a également fermement condamné ces mouvements. Elle a déclaré que la violence ne peut jamais être justifiée et que rien ne sera toléré.

Article additionnel:

Analyse – La stratégie d'Olivier Véran pour faire face au Rassemblement National dans ses communes

La question de l'extrême droite est très controversée et provoque des tensions politiques. Cela s'est même manifesté par un incident à l'Assemblée nationale. Lorsqu'il a été interrogé par la députée du Rassemblement national (RN) Michèle Martinez au sujet du meurtre de Thomas, le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti a critiqué sévèrement le RN en qualifiant leur discours de démagogique et indécent. Il leur a conseillé de faire le ménage dans leurs rangs en se débarrassant des membres du GUD, des identitaires, des nazillons, des racistes et des antisémites, qui sont en réalité cachés dans leurs structures économiques et qui ont récemment été condamnés par la Cour d'appel de Paris pour leur implication dans le financement de campagnes électorales. Ces personnes sont également proches de Marine Le Pen.

Les propos tenus ont poussé les députés de Marine Le Pen à quitter l'assemblée. Elle a qualifié la réponse de "vulgaire" et a critiqué le ministre pour avoir "insulté des millions de Français". D'après "Le Parisien", elle envisage de déposer une plainte.

Aucune condamnation d'Eric Ciotti n'est mentionnée. Bien que Reconquête, le parti d'Eric Zemmour, ne condamne pas les actions de l'extrême droite, le Rassemblement National essaie depuis un certain temps de se distancer afin de normaliser sa position. En mai dernier, Jordan Bardella, le président du parti, avait déclaré que les personnes ayant une idéologie radicale n'avaient pas leur place au sein du RN. Il a réitéré cette position lundi matin lors d'une interview sur France 2, en soulignant qu'il ne fallait pas répondre à la violence par la violence.

Au début, Eric Ciotti, le dirigeant des Républicains, a refusé de critiquer ces actions venant de l'extrême droite. Cependant, il s'est rattrapé lundi soir lors de son apparition dans l'émission «Touche pas à mon poste» en les condamnant clairement. Ces hésitations n'ont pas échappé au ministre de l'Intérieur. «Nous ne comprenons pas pourquoi il n'y a pas une condamnation unanime de ceux qui cherchent à remplacer la loi par la violence, de ceux qui veulent que les milices effectuent le travail des policiers et des gendarmes», a critiqué Gérald Darmanin mardi à l'Assemblée nationale.

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Grégoire Poussielgue

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