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Le gouvernement en défense face aux critiques de la « pause » dans la réduction des pesticides

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Le gouvernement en défense face aux critiques de la « pause » dans la réduction des pesticides

Protection de l'environnement : le gouvernement défend une petite "pause" dans sa grande cause

Depuis l'annonce jeudi par Gabriel Attal d'une "pause" dans le plan de réduction des pesticides, les représentants écologistes critiquent un "recul inacceptable" et "dramatique", tandis que les organisations environnementales expriment leur inquiétude face à une décision "rétrograde" qui met en jeu la protection de la biodiversité et la santé des agriculteurs. Ces accusations sont rejetées en bloc ce vendredi par la porte-parole du gouvernement, Prisca Thevenot.

Selon le journal Les Echos

Le gouvernement a été fortement critiqué pour sa décision de faire une "pause" dans le plan de réduction des pesticides. Le gouvernement justifie cette décision en affirmant qu'il souhaite mettre fin à une approche écologique punitive. Cependant, ses détracteurs dénoncent une rupture avec les promesses d'un quinquennat écologique faites par Emmanuel Macron.

Les blocages routiers sont levés, tout comme les protections. Après une période de deux semaines de protestations des agriculteurs, le gouvernement a mis fin au mouvement en faisant plusieurs concessions. Cela inclut notamment le 4e plan Ecophyto, qui avait pour objectif de réduire de moitié l'utilisation des pesticides d'ici 2030 par rapport à la période 2015-2017. Le gouvernement a décidé jeudi de "mettre en attente" ce plan.

Une « régression inacceptable » et « dramatique »

Une « pause nécessaire » selon le Premier ministre, Gabriel Attal, « afin de développer un nouvel outil de mesure » pour évaluer l'utilisation des pesticides dans les zones agricoles.

Autre article:

Analyse – Les défenseurs de l'environnement sont choqués après la décision de suspendre l'utilisation des pesticides, ce qui a provoqué la colère des agriculteurs.

Les représentants politiques engagés pour la protection de l'environnement ont immédiatement critiqué une décision considérée comme un recul inacceptable et dramatique. De leur côté, les organisations non gouvernementales spécialisées dans la protection de l'environnement ont exprimé leur inquiétude concernant une décision rétrograde qui compromet à la fois la préservation de la biodiversité et la santé des agriculteurs.

La porte-parole du gouvernement, Prisca Thevenot, a réfuté catégoriquement les accusations ce vendredi, critiquant les actions "inefficaces" menées au cours des quinze dernières années. Les trois plans Ecophyto adoptés sous Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron sont donc rejetés. Selon elle, ces plans étaient de simples "slogans marketing" sans aucune solution concrète pour accompagner les agriculteurs. Au contraire, l'actuel gouvernement travaille actuellement sur le plan Ecophyto 2030, mais souhaite prendre un mois supplémentaire pour s'assurer qu'il soit parfaitement compris.

Avant le Salon de l'agriculture, la porte-parole a souligné la volonté de passer d'une approche écologique punitive à une approche axée sur les solutions. Cette démarche s'inscrit dans la continuité des propos de Gabriel Attal, qui a déclaré mardi qu'il ne fallait pas aller à l'encontre du peuple dans la mise en place de mesures écologiques. S'adressant à ceux qui considèrent l'agriculture comme nuisible, il a averti jeudi que lorsque l'on choisit de vivre à la campagne, il faut en accepter et en assumer les conséquences.

Gabriel Attal apaise la crise agricole grâce à de nouvelles mesures.

L'événement politique du jour concerne Attal et les agriculteurs : le coût de la menace.

Ces déclarations sont en opposition avec celles d'Emmanuel Macron lors de sa campagne pour sa réélection en 2022. Lors d'un rassemblement à Marseille, il affirmait que sa politique pour les cinq prochaines années serait axée sur l'écologie ou ne serait pas.

Lors de son intervention sur France 2, Marine Tondelier, la dirigeante des Ecologistes, a exprimé avec ironie son scepticisme face aux plans qui ne sont jamais respectés, ce qui nuit à la santé des Français et à la biodiversité. Elle ne place aucun espoir dans le gouvernement actuel, soulignant qu'ils n'ont pas respecté leur objectif pendant quinze ans, ce qui la conduit à ne plus leur accorder de crédibilité.

Le président a commencé à changer de direction en mai 2023 lorsqu'il a demandé une "pause réglementaire européenne" sur les normes environnementales, en soulignant que l'Union européenne avait fait "plus que tous les pays voisins" et qu'elle avait maintenant besoin de "stabilité".

Les promesses initiales ont-elles été abandonnées ? Prisca Thevenot a soutenu que bien que nous ayons toujours des ambitions pour l'écologie, elle doit être basée sur des réalités concrètes.

Aussi à lire:

ANALYSE – Le secteur agricole face à de nombreux défis dans sa transition écologique.

La députée Clémentine Autain a répondu sur Franceinfo que la "pause" sur les pesticides était une décision totalement folle sur le plan écologique. Marie Toussaint a quant à elle estimé sur RMC que c'était un cadeau empoisonné fait aux agriculteurs. Pour la tête de liste des Verts aux élections européennes, le gouvernement attaque l'écologie et cède aux revendications de la FNSEA.

Arnaud Rousseau, qui est à la tête d'un syndicat agricole influent, a exprimé sa satisfaction lors d'une interview sur BFMTV/RMC quant à une décision visant à rétablir la confiance et à développer des perspectives en collaboration avec les agriculteurs qui ont déjà consenti d'importants efforts.

Selon Les Echos (d'après une information

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