Le parti de gauche ne souhaite pas que Emmanuel Macron soit associé au succès des Jeux Olympiques. Avant de potentiellement retourner à Matignon la semaine prochaine, le Nouveau Front populaire tente de se faire remarquer pendant les Jeux Olympiques.
Écrit par Hadrien Valat
La main du président, diffusée à la télévision, repose sur la tête triomphante de Teddy Riner. Des félicitations enthousiastes au nouveau talent des piscines Léon Marchand. Des déclarations fières, telles que "C'est la France !", "Tout le monde nous disait que c'était impossible. Vous l'avez fait.", "Jour de gloire !", partagées sur les réseaux sociaux. Et les médias du monde entier qui admirent les scènes de joie populaire suscitées par ces Jeux Olympiques chez les Français… Les partis politiques de l'opposition observent, un peu déconcertés, Emmanuel Macron regagner en popularité et gagner du temps pendant sa "trêve olympique".
Alors que le Rassemblement National reste en retrait et digère la défaite aux élections législatives en attendant son moment, la gauche tente de se faire remarquer depuis dix jours. Lucie Castets, désignée candidate au poste de Première ministre par le Nouveau Front populaire (NFP), s'est rendue à Lille et à l'usine Duralex récemment transformée en SCOP. Elle a également accordé des interviews et révélé quelques aspects de sa vie privée dans une interview à « Paris Match ». Cependant, malgré ses efforts, l'attention du public reste focalisée sur les performances des athlètes français aux Jeux olympiques. Par conséquent, le NFP a décidé de suspendre sa campagne pour Matignon (certains cadres des quatre partis en ont d'ailleurs profité pour prendre des vacances), en attendant la cérémonie de clôture qui marquera la fin de la trêve décrétée par Emmanuel Macron, et pour tenter de relancer la compétition politique.
Est-ce que la gauche est une perturbation ?
Avant les Jeux olympiques, le parti La France insoumise critiquait le côté commercial du sport, les expulsions et la pauvreté des populations, les restrictions des libertés publiques, ainsi que les dommages écologiques causés par l'organisation des Jeux de Paris. La députée LFI Aurélie Trouvé a ironisé en disant qu'il ne fallait pas gâcher la fête. Le député RN de la Somme, Matthias Renault, a récemment critiqué la gauche en disant qu'elle n'aimait pas la compétition sportive, sauf quand il s'agissait de glorifier les régimes communistes. Il a reproché à la gauche de critiquer le nationalisme, l'héroïsme, les parades populaires et la sélection, des éléments qui contribuent à l'unité nationale.
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La cérémonie d'ouverture a été bien accueillie par la gauche, avec ses messages de tolérance qui ont réussi à convaincre certains sceptiques. Il a ensuite été nécessaire de répondre aux critiques du NFP et de défendre sa position. La leader des écologistes, Marine Tondelier, a critiqué le gouvernement pour avoir adopté un budget d'austérité qui pourrait nuire aux Français, et a dénoncé le "greenwashing" de Coca-Cola. Cependant, elle a également souligné qu'elle était une spectatrice assidue des épreuves olympiques, allant même jusqu'à assister au triathlon à Paris il y a deux jours.
Hidalgo obtient sa revanche
Manon Aubry, une passionnée de water-polo, suit assidûment tous les matchs des équipes de France sur X, exprimant sa frustration lorsque les performances ne sont pas diffusées en entier par France Télévisions. Olivier Faure, Premier secrétaire du PS, souligne l'importance de l'engagement de la gauche dans le monde du sport, tout comme le maire de Montpellier, Michaël Delafosse, fervent supporter des frères Lebrun, originaires de sa ville. Fabien Roussel, membre du Parti communiste, se réjouit également de cette unité nationale, depuis son lieu de vacances en Corse.
Si une personne ne veut pas laisser tout le devant de la scène au président de la République sur la photo, c'est bien la maire de la ville hôte, Anne Hidalgo. Récemment, elle a été confrontée à beaucoup de critiques et à une image négative de Paris, confie-t-elle au journal "Le Monde". Maintenant, elle est heureuse du succès des Jeux Olympiques, pour lesquels elle a travaillé depuis 2015. Elle exprime son mécontentement envers les conservateurs et l'extrême droite en disant "Fuck aux réacs, fuck à cette extrême droite", en réponse à ceux qui pensaient qu'elle était finie.
« Les Français ne se laissent pas tromper facilement. Cela a été démontré lors des dernières élections et se voit à travers leur enthousiasme », déclare-t-elle en direction d'Emmanuel Macron.
Hadrien Valat
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