Le gouvernement envisage différentes options pour attribuer un label de qualité aux formations de l'enseignement supérieur. Cette initiative, annoncée par la ministre de l'Enseignement supérieur, Sylvie Retailleau, vise à faciliter la recherche d'informations pour les étudiants et les familles. Si tout se passe comme prévu, ce label pourrait être mis en place d'ici 2025.
Écrit par Marie-Christine Corbier
Les décisions ministérielles se font attendre. Il y a un an, une enquête menée par la DGCCRF a révélé des abus dans le secteur de l'enseignement supérieur privé. En septembre, lors de sa conférence de rentrée, la ministre de l'Enseignement supérieur, Sylvie Retailleau, avait déclaré qu'un label de qualité serait mis en place d'ici 2024.
Depuis plus d'un an, le sujet de la régulation de l'enseignement supérieur privé est discuté à travers des groupes de travail et des débats publics. Cependant, aucun rapport sur les résultats du groupe de travail créé à la fin de l'année 2022 n'a encore été présenté.
"Communiquer aux familles ce qui est évident pour elles"
La mise en place du label pourrait avoir lieu à la rentrée de 2025. Cependant, il est encore nécessaire de prendre une décision sur les critères, l'évaluateur et les conséquences associées à l'obtention du label.
L'objectif principal de cette étiquette sera d'informer les jeunes et leurs familles sur ce qui est clairement visible, sans créer de divisions entre le secteur public et privé, et sans établir de hiérarchie entre les formations basées sur la recherche et les formations professionnelles.
Concernant les formations universitaires, il existe une classification en termes de grade de licence ou de master. Cependant, pour les formations qui se concentrent uniquement sur la professionnalisation – et qui ont connu une forte croissance avec le développement de l'apprentissage – le ministère reconnaît qu'il y a une lacune. Il est donc nécessaire de mettre en place une régulation.
En ce qui concerne les critères de qualité, le ministère souhaite vérifier que la formation en question dispose d'une équipe enseignante permanente, plutôt qu'une succession de vacataires qui ne donnent que quelques heures de cours par an et qui ne sont pas conscients du projet pédagogique dans lequel ils s'inscrivent. Il sera également nécessaire de fournir un accompagnement spécifique à l'étudiant. La proportion des cours à distance dans la formation sera également prise en compte. De plus, il faudra qu'il existe une instance chargée de réfléchir au projet pédagogique, ainsi que de la transparence concernant les droits d'inscription.
« Pas de système compliqué »
Anne-Sophie Barthez, la deuxième responsable du ministère de l'Enseignement supérieur, a récemment expliqué devant l'association des directeurs généraux des services des universités que l'évaluation devait être rigoureuse, mais qu'elle ne devait pas être compliquée. Est-ce qu'une évaluation commune avec le ministère du Travail sera nécessaire ? « Tout est à l'étude », a-t-elle ajouté. De même, la question de savoir si une école bénéficiant du futur label devrait être sur Parcoursup ou non est également en discussion.
Est-ce nécessaire d'avoir un nouveau label, étant donné qu'il en existe déjà beaucoup dans l'enseignement supérieur ? Ou devrions-nous simplement renforcer les labels existants ? Ce sujet reste encore indécis.
Marie-Christine Corbier est l
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