Accueil AI Elisabeth Borne se lance dans la course à la présidence de Renaissance : vers une bataille politique au sein du parti fondé par Macron

Elisabeth Borne se lance dans la course à la présidence de Renaissance : vers une bataille politique au sein du parti fondé par Macron

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Elisabeth Borne se lance dans la course à la présidence de Renaissance

Dans une interview accordée au journal "Le Parisien" ce mercredi, l'ex-Première ministre annonce sa candidature pour diriger le parti créé par Emmanuel Macron. Bien que Gabriel Attal n'ait pas encore confirmé s'il sera candidat, elle pense qu'il ne peut pas occuper à la fois la présidence du groupe et celle du parti. Le congrès est programmé pour la fin de l'année.

Écrit par Grégoire POUSSIELGUE

Soudain, tout va très vite. Le choix du nouveau Premier ministre n'a pas encore été fait, le gouvernement n'a pas encore été formé, mais le poste de président du parti Renaissance, fondé par Emmanuel Macron en avril 2016 sous le nom d'En Marche, suscite déjà l'intérêt de plusieurs personnes. Dans une interview publiée mercredi soir dans « Le Parisien », Elisabeth Borne, ancienne Première ministre de mai 2022 à janvier 2024, annonce qu'elle envisage de se porter candidate pour succéder à Stéphane Séjourné à la tête du parti qui a permis à Macron d'accéder au pouvoir à deux reprises.

« Avec cette Assemblée, il est peu probable que quelqu'un puisse mettre en œuvre son programme. Cette situation instable sur le plan politique change la nature du rôle des partis politiques : il est essentiel qu'ils inspirent de l'espoir aux citoyens français, qu'ils développent une vision et un projet pour le pays. Je souhaite mettre mon expérience au service de cette tâche, avec modestie et en favorisant la collaboration : c'est pourquoi je me présente comme candidate à la direction de Renaissance », affirme-t-elle.

Elisabeth Borne a quitté ses fonctions à Matignon en janvier dernier, même si elle aurait préféré y rester. En juillet, elle a été réélue députée du Calvados (où elle avait été désignée en 2022 après sa nomination à Matignon) grâce au retrait du candidat de La France insoumise (LFI), Noé Gauchard. Après les élections législatives, elle avait envisagé de se présenter à la présidence du groupe Ensemble pour la République (EPR, ex-Renaissance) à l'Assemblée nationale avec le soutien de Gérald Darmanin, mais elle a renoncé face à la forte probabilité de la victoire de Gabriel Attal, qui est très populaire au sein du groupe. Son nom circulait comme potentiel candidate pour le parti, ce qu'elle a confirmé officiellement.

Une fois de plus, Elisabeth Borne bénéficie du soutien de Gérald Darmanin, qui avait envisagé de se présenter pour prendre la tête de Renaissance avant de se rétracter. Ils partagent la même vision de la nécessité d'une approche collective, tout comme Clément Beaune, Aurore Bergé, Sylvain Maillard, Olivia Grégoire, Agnès Pannier-Runacher et d'autres, selon l'ancienne Première ministre dans une interview avec le « Parisien ». Bien que Gabriel Attal ne soit pas encore officiellement candidat, son entourage indique qu'il envisage de le devenir. Aucune possibilité n'est écartée.

Le futur ex-Premier ministre, très apprécié au sein du parti, envisage de cumuler les fonctions de président du groupe à l'Assemblée nationale et de dirigeant du parti. Cependant, son prédécesseur à Matignon n'approuve pas cette idée. Selon elle, il est important que Gabriel Attal reste président du groupe pour apporter son énergie et son talent. Elle estime qu'il devrait continuer à le diriger plutôt que de devenir secrétaire général du parti, ce qui l'obligerait à quitter le groupe. En général, il n'est pas habituel d'occuper les deux postes simultanément.

En annonçant sa candidature de manière précoce, Elisabeth Borne se lance dans une bataille pour la succession d'Emmanuel Macron. Le principal objectif de Renaissance est de maintenir l'unité du camp macroniste, qui a été secoué et divisé après les élections législatives. Les ambitions présidentielles des membres du parti seront progressivement dévoilées, avec le parti jouant un rôle central dans la campagne à venir. Bien qu'elle affirme ne pas avoir d'ambition pour 2027, la présidence du parti reste un enjeu stratégique pour la préparation des élections municipales de mars 2026 et la présidentielle de 2027.

Nom: Grégoire Poussielgue

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