Suite à l'attentat de Moscou, le gouvernement a décidé d'augmenter le niveau d'alerte du plan Vigipirate. À seulement quatre mois des Jeux Olympiques, la sécurité demeure un enjeu crucial pour l'événement.
Écrit par Grégoire Poussielgue
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Les conséquences du terrible attentat de Moscou, qui a fait 137 morts et plus de 150 blessés, sont ressenties jusqu'en France. Avant de partir pour la Guyane et le Brésil dimanche soir, Emmanuel Macron a organisé une réunion de défense à l'Elysée. Peu après, le Premier ministre, Gabriel Attal, a annoncé sur les réseaux sociaux que le gouvernement avait élevé le niveau d'alerte du plan Vigipirate au niveau le plus élevé, celui d' « urgence attentat ».
Le niveau de sécurité a été réduit en début d'année après avoir été augmenté suite à l'assassinat de Dominique Bernard à Arras en octobre dernier. Le lundi matin, une réunion regroupant toutes les forces de sécurité a été organisée par le secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale.
En ce moment, il y a déjà 3 000 soldats sur le terrain dans le cadre de l'opération Sentinelle, qui se trouvent dans des endroits très fréquentés comme les gares ou sensibles comme les écoles. Gabriel Attal a mentionné qu'il y a 4 000 soldats supplémentaires prêts à intervenir en cas de besoin, et qu'ils sont mobilisables partout sur le terrain. Il s'est exprimé depuis la gare Saint-Lazare à Paris, où il a rencontré les forces de sécurité.
Une rencontre de la DGSI est programmée ce jeudi afin d'analyser les impacts de l'attentat de Moscou, comme l'a indiqué le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, lors de sa visite à Roubaix (Nord).
Depuis 2017, 45 attaques terroristes ont été empêchées.
Gabriel Attal a mis en garde contre la menace persistante du terrorisme islamiste, soulignant que cette menace n'a pas diminué. Selon le Premier ministre, 45 attentats ont été déjoués depuis 2017, dont deux cette année. Le dernier attentat a été évité le 5 mars, grâce à l'arrestation d'un individu qui planifiait des attaques contre des églises. En outre, 760 étrangers radicalisés ont été expulsés depuis 2017.
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En plus de cela, il est important de noter les menaces qui ciblent particulièrement les écoles. D'après le ministère de l'Education, 130 lycées et collèges ont été menacés d'attentats et d'actes malveillants via les espaces numériques de travail (ENT) depuis la semaine dernière, principalement dans les régions d'Ile-de-France, des Hauts-de-France et du Grand Est. Ce bilan n'a pas réussi à faire taire les critiques. Le vice-président du Rassemblement national, Sébastien Chenu, a dénoncé sur France 2 lundi matin le manque d'action du gouvernement face à cette situation.
Organisation reconnue en France
Le groupe État islamique au Khorassan, qui a revendiqué l'attentat de vendredi soir à Moscou, le plus meurtrier depuis celui de Beslan en septembre 2004 (344 civils tués selon les autorités), est bien connu des autorités de sécurité françaises.
«Un groupe spécifique impliqué dans l'attentat de Moscou semble avoir mené plusieurs attaques ces derniers mois sur notre territoire. En raison de ses liens et de ses intentions, et sur la base d'informations crédibles et fiables, nous avons décidé d'augmenter le niveau de sécurité du plan Vigipirate», a annoncé Emmanuel Macron en arrivant en Guyane lundi matin.
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A seulement quatre mois avant le début des Jeux Olympiques de Paris, le gouvernement se prépare à une situation de sécurité sans précédent. La cérémonie d'ouverture se déroulera sur la Seine, une première, et les autorités françaises ne veulent prendre aucun risque. Gérald Darmanin a affirmé que la police, les gendarmes, les préfets et les services de renseignement seront prêts pour cet événement important.
Au début du mois de mars, lors de son audition au Sénat concernant la sécurité des Jeux Olympiques, le ministre de l'Intérieur a mentionné la menace du terrorisme islamiste pesant sur cet événement sportif. Il a indiqué qu'à ce jour, les services de renseignements français et étrangers n'ont pas identifié de menace spécifique pour les Jeux Olympiques, mais a souligné que des organisations terroristes telles qu'Al Qaida ou l'Etat islamique avaient l'intention d'agir. Il a également souligné que la compétition était encore loin de son terme.
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