Une journée de grève est prévue ce vendredi par l'intersyndicale, pour protester contre l'austérité, réclamer des augmentations de salaire et promouvoir l'égalité entre les hommes et les femmes. De nombreux domaines seront affectés par cette grève. Voici les perturbations attendues.
Par moi, Tifenn Clinkemaillié
Quatre mois après la dernière journée de manifestation contre la réforme des retraites, les différents syndicats se mobilisent à nouveau, mais cette fois-ci pour des raisons différentes. La CFDT, la CGT, FO, la CFE-CGC, la CFTC, l'Unsa, l'Union syndicale solidaire et FSU ont publié un communiqué commun dans lequel ils affirment que l'amélioration du pouvoir d'achat, l'augmentation des salaires, des pensions et des minima sociaux seront au centre de leurs revendications.
Près de 200 villes en France prévoient d'organiser des manifestations. Dimanche, Sophie Binet a lancé un appel à la mobilisation en déclarant sur franceinfo: "Il est essentiel que nous nous rassemblions". Selon elle, les Français sont très mécontents et ont en tête le problème des salaires qui sont clairement insuffisants pour subvenir à leurs besoins. Cette syndicaliste a exprimé son inquiétude à ce sujet.
Les sujets concernant l'égalité entre les hommes et les femmes, le changement climatique et une transition écologique équitable seront également discutés. Ce mouvement se déroule juste quelques jours avant le début de la conférence sociale sur les bas salaires annoncée par Emmanuel Macron. Les perturbations à prévoir concernent les transports, les écoles, les médecins, etc.
· RATP : perturbations minimes ?
En région parisienne, à la RATP, le syndicat CGT a incité ses employés à se mobiliser. Cependant, la société de transports autonome parisienne assure qu'aucune perturbation n'est attendue sur son réseau pour la grève de ce vendredi. Les métros, bus et tramways circuleront normalement à Paris.
· Des problèmes à prévoir dans les transports ferroviaires et sur les routes
Les trois principaux syndicats du secteur ferroviaire, à savoir la CGT Cheminots, Sud Rail et la CFDT Cheminots, ont publié un communiqué appelant tous les employés de chemin de fer à faire grève et à manifester le 13 octobre prochain. L'Unsa s'est également joint à cet appel, mais plus tardivement.
Cependant, il y aura seulement quelques légers problèmes de circulation des trains sur certaines lignes régionales, pour lesquelles la SNCF recommande aux voyageurs de se renseigner selon leur région, mais le trafic sera normal pour les TGV. En ce qui concerne l'Ile-de-France, les perturbations toucheront principalement les RER D et C avec deux trains sur trois, tout comme les lignes H, L, U et R du Transilien.
Également à prendre en considération :
Les mouvements de grève et les augmentations de salaire ont un impact financier sur l'entreprise SNCF.
Les syndicats demandent une augmentation des salaires ainsi qu'une amélioration des conditions de travail. L'Union fédérale Route du syndicat FGTE-CFDT incite les conducteurs routiers à soutenir la manifestation qui aura lieu vendredi.
· Il y aura une annulation de 40% des vols à Orly
Il y aura également des problèmes dans les airs. Le lundi, la Direction générale de l'Aviation civile a demandé aux compagnies aériennes d'annuler 40% de leurs vols prévus ce vendredi à Paris-Orly, le deuxième aéroport français. La grève interprofessionnelle, soutenue par un syndicat de contrôleurs aériens, en est la cause.
Voici également d'autres informations à lire :
Le mouvement de grève des contrôleurs aériens provoque l'annulation de 40 % des vols à l'aéroport d'Orly ce vendredi.
Les compagnies aériennes ont également reçu l'instruction de réduire de 20% leur programme de vols à l'aéroport de Marseille-Provence et de 15% à l'aéroport de Beauvais. La DGAC a averti que l'activité des centres de contrôle aérien, chargés de gérer les avions en vol dans le ciel français, serait également impactée.
· Enseignants en grève
La grève sera également observée dans les écoles maternelles et élémentaires. Le FSU-SNUipp, qui est le principal syndicat dans ces écoles, a appelé à manifester, mais aucune estimation du nombre d'enseignants absents n'a été donnée avant cette journée d'action.
Aussi, il est important de noter que de nombreux enseignants font encore défaut dans les écoles, les collèges et les lycées. Cela soulève des questions sur les raisons de cette pénurie.
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Au sein des établissements scolaires, le principal syndicat, le SNES-FSU, est également engagé dans la mobilisation, tout comme l'intersyndicale de l'enseignement supérieur et de la recherche. Ce regroupement affirme être mobilisé contre les mesures d'austérité, en faveur de l'égalité salariale entre hommes et femmes. Il demande notamment une augmentation du point d'indice.
· Dans le secteur public
Dans son ensemble, le secteur public se montre uni et engagé. Les syndicats du secteur public demandent à tous les employés de se joindre aux manifestations du 13 octobre, selon un communiqué émanant des différentes organisations concernées.
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Ils déclarent que les carrières et les salaires des fonctionnaires sont sous-évalués au point de devenir un sujet urgent pour l'attractivité de la fonction publique. Selon eux, la fourniture d'un service public de qualité est compromise. L'intersyndicale soutient que les services publics sont une richesse pour tous.
· Les médecins sont très engagés
Le mouvement en cours est d'une ampleur sans précédent. L'intersyndicale des médecins libéraux réunis à Paris a déclaré que le vendredi 13 octobre serait incontestablement une journée noire.
Elle demande à ce que toutes les actions soient suspendues dans le cadre d'une grève qui peut être prolongée. Philippe Cuq, chirurgien vasculaire et président de l'UCDF (Union des chirurgiens de France), a déclaré que toutes les consultations et les actes techniques seraient annulés. Les urgences seront prises en charge par l'hôpital public.
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Le mouvement a deux demandes. La première demande est la reprise des négociations conventionnelles de manière "urgente". En avril, les négociations ont échoué, ce qui a conduit à une augmentation de 1,5 euro des consultations, pour atteindre 26,5 euros pour une consultation de base, grâce à une décision arbitrale. Étant donné l'augmentation des coûts, les médecins demandent un minimum de 30 euros.
La deuxième demande qu'ils font concerne la proposition de loi Valletoux, qu'ils souhaitent voir entièrement modifiée. Cette proposition introduit de nouvelles obligations, en particulier en ce qui concerne les permanences des soins.
Nom: Tifenn Clinkemaillie
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