Accueil AI Les tarifs des complémentaires santé pourraient augmenter de 10% cette année, avec une hausse particulièrement marquée pour les retraités, selon une étude d’UFC-Que Choisir

Les tarifs des complémentaires santé pourraient augmenter de 10% cette année, avec une hausse particulièrement marquée pour les retraités, selon une étude d’UFC-Que Choisir

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Les tarifs des complémentaires santé pourraient augmenter de 10% cette année, avec une hausse particulièrement marquée pour les retraités, selon une étude d’UFC-Que Choisir

Les prix des assurances santé complémentaires pourraient augmenter de 10% cette année. Les retraités devraient subir une augmentation des cotisations particulièrement importante, tandis que les frais de gestion facturés par les assurances complémentaires santé sont considérés comme étant très élevés dans une étude réalisée par l'UFC-Que Choisir.

Par moi-même, Josephine Boone

L'augmentation des prix dans le secteur de la santé continue. Selon l'UFC-Que Choisir, une association de défense des consommateurs, les prix des complémentaires santé devraient augmenter d'environ 10% cette année, après une hausse de 7,1% en 2023. Cette estimation, publiée ce matin, contredit le chiffre initial de 8,1% donné par la Mutualité française.

Cette nouvelle augmentation montre que les cotisations augmentent à mesure que l'assuré vieillit, ce qui se traduit par une augmentation d'environ 2 à 3 points de pourcentage supérieure à ce que prévoit la Mutualité française, qui évalue le marché en tenant compte de l'âge. C'est ce que souligne l'UFC-Que choisir.

De plus, l'augmentation des tarifs n'est pas également répartie parmi les assurés. Les personnes plus âgées pourraient être les premières affectées. Selon l'association UFC-Que Choisir, un couple de retraités pourrait faire face à une augmentation de cotisation mensuelle atteignant 60 euros, ce qui équivaut à une hausse de 25 % voire même de 30 %, soit une dépense annuelle supplémentaire de 720 euros.

Selon l'association, la hausse des dépenses est due au fait que le gouvernement décide unilatéralement de transférer progressivement des actes vers le secteur privé afin d'éviter d'augmenter les dépenses de l'Assurance maladie publique. Par conséquent, les assurés doivent payer une facture de plus en plus élevée chaque mois en cotisant davantage auprès de leur mutuelle.

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Cependant, les assurances complémentaires sont également critiquées. Selon les données de l'UFC-Que Choisir, le pourcentage des cotisations redistribuées aux assurés est en moyenne inférieur à 75 %, comparé à 96 % pour la Sécurité sociale. Cependant, ces pourcentages varient considérablement d'un organisme à l'autre pour les contrats individuels. L'étude souligne que près de 89 % des cotisations des assurances complémentaires gérées par des institutions de prévoyance sont remboursées, contre 80 % pour les mutuelles et 78 % pour les assurances.

Les coûts de gestion élevés sont également critiqués, concernant les frais de gestion appliqués par les compagnies d'assurance complémentaire santé. Il existe une différence marquée entre les tarifs pratiqués par les différents acteurs, allant de 10% pour la mutuelle ProBTP à 28% pour l'assureur en ligne April. En moyenne, ces frais représentent 20% du montant total des cotisations, comparé à seulement 4% pour la Sécurité sociale.

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En novembre dernier, l'organisme de régulation des assurances, l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, avait demandé aux compagnies d'assurance de prendre en charge une partie de l'augmentation des tarifs en cherchant notamment à réduire leurs coûts. Certains acteurs du secteur ont considéré cette proposition comme étant de nature politique.

L'association constate que malgré la consolidation du secteur, il n'y a pas eu de rationalisation ni d'économies d'échelle profitant aux assurés. Le nombre d'acteurs est passé de 1 074 en 2011 à 664 en 2022.

Le personnage principal de cette histoire est José

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