Emmanuel Macron donne son accord pour que Robert Badinter soit honoré au Panthéon
Lors de la cérémonie en hommage à l'ancien ministre socialiste Robert Badinter, qui a joué un rôle crucial dans l'abolition de la peine de mort en France en 1981, le président de la République a déclaré que le nom de Badinter devrait être inscrit au Panthéon.
Selon une source des Echos
Emmanuel Macron propose d'inclure Robert Badinter au Panthéon. Le président de la République a déclaré que son nom devrait être associé à ceux qui ont contribué au progrès de l'humanité et de la France, et qui l'attendent au Panthéon. Cet hommage a été rendu ce mercredi à midi, depuis la place Vendôme, où se trouve le ministère de la Justice. Robert Badinter, ancien ministre socialiste de la Justice, est connu pour avoir défendu l'abolition de la peine de mort en France en 1981.
En partant, vous laissez derrière vous vos vieux ennemis, l'oubli et la haine, qui semblent à nouveau se manifester, a souligné le président de la République. Il a promis de rester fidèle à votre enseignement. Votre voix continuera de couvrir celle des antisémites et des négationnistes, comme elle le faisait auparavant. Nous continuerons à entendre des procès, des plaidoiries et des lectures de jugement, symboles forts de l'Etat de droit qui est si souvent remis en question lorsque vous partez, a-t-il déclaré.
Le président a exprimé son admiration pour Robert Badinter, le qualifiant de "puissance vivante qui s'oppose à la mort" en rappelant son engagement en tant que "combattant contre la peine de mort". Il a mentionné l'échec de Badinter en 1972 pour sauver son client, Roger Bontems, qui était coupable mais n'avait pas commis de meurtre.
Également à lire:
PORTRAIT – Robert Badinter: combattre jusqu'à la fin.
FORMAT LONG – Qui sont les personnalités importantes du Panthéon ?
"Sa principale motivation devint la lutte contre la mort […] Robert Badinter adopta une idée fondamentale : afin de garder confiance en l'humanité, il est essentiel de ne pas ôter la vie aux individus, même s'ils sont les plus coupables", a-t-il récapitulé.
Le chef d'État a rappelé « le discours mémorable dans lequel il s'opposait à la peine de mort, utilisant des mots puissants et percutants » prononcé le 17 septembre 1981 devant l'Assemblée nationale. « Pendant cinq ans, il a été le ministre le plus haï de France, victime d'une haine qui se fait encore sentir aujourd'hui sur cette place Vendôme », a-t-il souligné.
Selon une source AFP, les informations proviennent des
Nouvelle offre : découvrez nos abonnements Premium !
Notre sélection de vidéos
En Inde, de nombreux agriculteurs en colère se dirigent vers New Delhi
Transformation de la centrale de Saint-Avold : du charbon à l'hydrogène
Des agriculteurs italiens se dirigent vers Rome pour faire entendre leurs revendications
1 000 tracteurs bloquent le quartier européen de Bruxelles en signe de protestation agricole
Les articles les plus populaires
Après la tempête Amélie Oudéa-Castéra, Nicole Belloubet cherche à apaiser le secteur de l'éducation nationale
La réforme de l'éducation nationale est victime des critiques de François Bayrou
Nicole Belloubet, une ancienne rectrice de gauche, est nommée à l'Éducation pour faire oublier Amélie Oudéa-Castéra
En première page
Renault bat son record de rentabilité en 2023
Gabriel Attal promet de trouver des logements "avec les dents", sans apporter d'innovation
EssilorLuxottica franchit le seuil des 25 milliards d'euros de chiffre d'affaires
Actualités sociétales
Les capacités de stockage du carbone de la forêt sont largement surestimées
Gabriel Attal promet de trouver des logements "avec les dents", sans apporter d'innovation
Emmanuel Macron envisage d'admettre Robert Badinter au Panthéon
Informations pratiques
Services
Le Collectif
Tous les droits sont réservés – Les Echos en 2024.