La réforme du collège a provoqué une grande agitation au sein de l'Education nationale suite à la démission du recteur de l'académie de Paris. Cette démission a suscité de nombreuses critiques concernant la nature des réformes mises en place par le gouvernement, en particulier celle des groupes de niveau au collège. La méfiance ne se limite pas seulement à la ministre, Amélie Oudéa-Castéra, qui est remise en question.
Par Marie-Christine Corbier
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Alors que l'annonce du gouvernement complet de Gabriel Attal se rapproche, toute l'attention est portée sur Amélie Oudéa-Castéra, la ministre de l'Education nationale qui est actuellement confrontée à des controverses. Ce qui est en jeu pour ce poste considéré comme une "priorité absolue" par le gouvernement dépasse largement la situation de la ministre qui est critiquée.
Le désarroi actuel n'est pas lié aux réactions syndicales auxquelles ce ministère est habitué. En plus de l'appel à la grève de ce mardi, concernant les salaires et les conditions de travail, les syndicats affirment également rencontrer des obstacles avec Amélie Oudéa-Castéra. Il y a une vague de mécontentement qui secoue l'ensemble de l'institution et qui persistera même si la ministre doit quitter son poste.
Le recteur de l'académie de Paris, Christophe Kerrero, a déclaré dans sa lettre de démission que l'école est confrontée à des incertitudes. Tout au long du week-end, Kerrero, qui était auparavant directeur de cabinet de Jean-Michel Blanquer, a été largement salué, même par ses anciens opposants. Il a été le premier à exprimer à voix haute ce que beaucoup pensaient en silence.
Titre : Analyse – Amélie Oudéa-Castéra en danger dans le gouvernement Attal
Amélie Oudéa-Castéra, membre du gouvernement Attal, est confrontée à
L'annonce de son départ a provoqué une réaction en chaîne difficile à contenir par l'exécutif depuis les déclarations de Gabriel Attal en décembre concernant "le choc des savoirs". Un avis du Conseil supérieur des programmes (CSP), publié vendredi pour organiser les groupes de niveau au collège, a eu un effet dévastateur. Jean-Paul Delahaye, ancien numéro deux du ministère de l'Education nationale sous Vincent Peillon, a qualifié cet avis de "tempête sur le collège unique". Il a été soutenu par Alain Boissinot, ancien conseiller de François Bayrou, qui s'est également dit "consterné" par cette publication.
Le CSP propose de nouvelles façons d'organiser les cours de français et de mathématiques, ce qui entraîne, selon Jean-Paul Delahaye, une séparation effective des élèves en fonction de leurs compétences dans ces matières. Il y aura un parcours spécifique pour les élèves en difficulté dans les matières fondamentales et un parcours approfondi pour les autres. Pour les autres matières, les élèves pourront être regroupés de manière hétérogène ou homogène.
Voici également une version réécrite du texte:
Titre: Le recteur de Paris démissionne suite à un désaccord avec Amélie Oudéa-Castéra, en charge des classes préparatoires
Le recteur de Paris a décidé de démissionner en raison d'un désaccord avec
ANALYSE – Les divisions de niveau dans l'éducation alimentent les mouvements de contestation au sein des collèges.
Les élèves qui n'ont pas pu suivre le parcours des approfondissements pendant leur année de troisième devront soit continuer leurs études en lycée professionnel, soit refaire une année de troisième appelée "année de transition". Jean-Paul Delahaye met en garde contre le fait que le système éducatif organise de facto deux collèges distincts et une orientation précoce et figée pour la plupart des élèves en difficulté, qui sont principalement issus des milieux populaires.
« Les groupes de niveau sont présentés comme une façon de travailler en petits groupes, mais nous ne voulons pas que cela soit perçu comme une stigmatisation », a souligné Laurent Zameczkowski, porte-parole de la fédération de parents d'élève PEEP, lors d'une interview sur France Info dimanche. Nous nous interrogeons sur les procédures de changement de groupe, en particulier pour les élèves les plus faibles, mais nous ne recevons aucune réponse à ce sujet. »
Dans les années 1970, il y avait une séparation entre les élèves, ceux considérés comme bons étaient d'un côté, et ceux considérés comme mauvais étaient de l'autre, a récemment partagé un haut responsable de l'Education nationale. Il est essentiel de ne pas répéter cela, car ce serait très dommageable de dire à un élève : 'Toi, tu es mauvais, tu restes avec les mauvais'.
Dans ce texte, il était suggéré de mettre en place des "groupes de compétences" pour faciliter l'apprentissage, similaires à ceux utilisés pour l'apprentissage des langues, où l'on pourrait commencer au niveau A1 et progresser jusqu'au niveau B2. Cependant, il est souligné qu'il faut faire preuve de souplesse afin d'éviter les problèmes lors de la mise en œuvre de cette méthode. Malheureusement, les représentants des parents d'élèves déplorent que la création de ces groupes de niveau se fasse de manière précipitée. De plus, il est précisé que cette création se fera avec des ressources limitées, d'après la députée Cécile Rilhac du parti Renaissance.
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Explication – Amélie Oudéa-Castéra est en danger dans le gouvernement Attal.
Selon le syndicat des chefs d'établissement, le départ de Christophe Kerrero reflète un problème croissant et une division entre les professionnels de terrain et la nouvelle gouvernance de l'Education nationale. Les chefs d'établissement se trouvent dans une situation de conflit de loyauté. Ils se demandent comment ils peuvent continuer à remplir leurs missions tout en renonçant à leurs valeurs. De plus, ils s'opposent à toute stigmatisation des personnes les plus vulnérables.
Gabriel Attal avait exprimé sa reconnaissance envers les directeurs d'établissement quelques heures avant de se rendre à Matignon le 9 janvier. Il avait souligné l'importance de leur rôle essentiel dans la mise en place de la réforme. Sans leur soutien, il sera difficile de mener à bien cette réforme.
Le nom de cette personne est Marie-Christine
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