Gabriel Attal présente les premiers éléments de sa politique malgré les fortes résistances de l'opposition. Le 30 janvier, le nouveau Premier ministre fera sa déclaration de politique générale, suite à l'annonce très attendue de la décision du Conseil constitutionnel sur la loi immigration. Son retour au parlement a été tumultueux, avec la controverse entourant Amélie Oudéa-Castéra et les oppositions très hostiles.
Par moi-même, Grégoire Poussielgue.
Une semaine après avoir été nommé, Gabriel Attal, le nouveau Premier ministre, établit son plan d'action dans un climat parlementaire déjà très agité. La date prévue pour sa déclaration de politique générale à l'Assemblée nationale a été confirmée : elle aura lieu le 30 janvier, avec une semaine de retard par rapport à la date initialement prévue. Le gouvernement souhaite attendre la décision très attendue du Conseil constitutionnel sur la loi immigration, qui sera rendue le 25 janvier.
Selon une information du journal "Le Parisien", Gabriel Attal, tout comme Elisabeth Borne, n'a pas l'intention de demander un vote de confiance de la part de l'Assemblée nationale. Bien qu'il rompe avec une tradition parlementaire en place depuis 1993, il prend en compte la situation de majorité relative dans laquelle il se trouve : Les Républicains (LR) et la gauche ont annoncé qu'ils ne voteraient pas en faveur de la confiance, tandis que les députés du Rassemblement national (RN) laissent planer le doute quant à leurs intentions. Il considère cela comme trop risqué.
« Elisabeth Borne n'a pas abordé la question de la confiance car je lui avais déjà fait savoir que mon groupe parlementaire ne la soutiendrait pas. Cette position n'a pas changé », rappelle Olivier Marleix, le chef des députés Les Républicains. Gabriel Attal devra néanmoins faire face à une motion de censure déposée par la gauche, mais celle-ci n'a aucune chance d'être adoptée étant donné l'opposition des LR et du RN.
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Après la réunion tenue à l'Elysée par Emmanuel Macron avec les parlementaires, Gabriel Attal a saisi l'occasion de la rentrée parlementaire pour évaluer l'état d'esprit de sa majorité. Il devait assumer son nouveau rôle de chef du groupe soutenant le président et apaiser les inquiétudes des parlementaires, notamment ceux situés à l'aile gauche de la majorité et parmi les macronistes "historiques", au Modem et à Horizons, qui étaient déçus par la composition du nouveau gouvernement.
Il a promis aux participants que les projets tels que l'amélioration du pouvoir d'achat, de l'éducation, de la santé et de la sécurité avanceront rapidement et efficacement. Selon l'un des participants, l'atmosphère n'était pas hostile.
La ministre de l'Éducation, Amélie Oudéa-Castéra, est vivement critiquée par l'opposition, ce qui perturbe la rentrée du nouveau gouvernement. Le soutien envers elle, qui occupe également le poste de ministre des Sports, est mitigé au sein de la majorité. Un ancien membre du gouvernement depuis les Quatre Colonnes déclare : "En tant que ministre, c'est à elle de gérer cette situation. Ce que nous attendons surtout, ce sont ses propositions pour l'école publique."
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Lors de sa première séance de questions au gouvernement, Gabriel Attal a été vivement critiqué par les partis d'opposition. Mathilde Panot, qui dirige le groupe La France insoumise (LFI), a exprimé sa préoccupation quant à l'état actuel du gouvernement, qualifiant cela d'"effondrement". De son côté, Olivier Marleix a sarcastiquement remis en question l'impact que pourrait avoir la nomination de Gabriel Attal sur la situation en place.
Gabriel Attal a adopté une attitude offensive en réponse à Boris Vallaud, le président des députés socialistes. Il a exprimé sa préférence de travailler avec Rachida Dati et Catherine Vautrin plutôt qu'avec Jean-Luc Mélenchon. Boris Vallaud avait critiqué une collaboration clairement établie avec la droite extrême.
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Avant de présenter sa politique générale, Gabriel Attal prévoit de rencontrer tous les responsables des partis politiques représentés au Parlement, ainsi que les dirigeants syndicaux et patronaux. Il souhaite prendre en compte leurs propositions, mais il est clair que l'ambiance à l'Assemblée sera aussi agitée que lors du mandat d'Elisabeth Borne. "Le président a fixé une direction, il est temps de passer aux choses concrètes", a déclaré impatiemment Jean-Paul Mattei, président du groupe Modem.
Grégoire Poussielgue est l'auteur de
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